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Un taux de participation de 58% aux élections

Les bureaux de vote pour l'élection du Parlement et de l'Assemblée des experts ont fermé tard vendredi soir après plusieurs heures de prolongation.

Les bureaux de vote ont dû rester ouvert plus tard que prévu. Les résultat de province seront connus samedi, ceux de Téhéran, lundi (Image - 26 février 2016).
Les bureaux de vote ont dû rester ouvert plus tard que prévu. Les résultat de province seront connus samedi, ceux de Téhéran, lundi (Image - 26 février 2016).
Reuters

Quelque 32 millions des 55 millions d'électeurs iraniens, soit un peu plus de 58%, ont participé vendredi aux élections législatives et à celle de l'Assemblée des experts qui nomme le guide suprême, a annoncé samedi le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Le chiffre précis et définitif sera annoncé plus tard dans la journée, mais ne devrait pas différer sensiblement de celui donné par le porte-parole, Hossein-Ali Amiri. La participation aux législatives de 2012 avait été de 64,2%.

Des heures de prolongation

Les premiers résultats d'un double scrutin déterminant qui s'est tenu vendredi en Iran étaient attendus samedi, le président modéré Hassan Rohani et ses alliés réformateurs espérant l'emporter face aux conservateurs pour pouvoir poursuivre leur politique d'ouverture.

Les bureaux de vote pour l'élection du Parlement et de l'Assemblée des experts, qui nomme le guide suprême, ont fermé tard vendredi soir après plusieurs heures de prolongation.

Tout au long de la journée, de nombreuses files d'attente se sont formées dans le calme devant les bureaux de vote des grandes villes, dont Téhéran, signe de l'intérêt apparent suscité par ces élections.

Il y a quatre ans, le taux de participation avait été de 64,2% dans le pays, seulement de 48% à Téhéran.

Résultats de province

Les résultats globaux et définitifs, qui devront être confirmés par le puissant Conseil des gardiens de la Constitution (conservateur), ne sont pas attendus avant plusieurs jours. Mais ceux de province devraient être connus samedi, ceux de Téhéran et de ses 5,5 millions d'électeurs lundi.

En votant, le président Rohani a assuré que le choix des électeurs serait respecté.

Quelque 55 millions d'Iraniens étaient appelés à élire les 290 membres du Parlement et les 88 membres de l'Assemblée des experts, deux instances dominées par les conservateurs.

Ces élections étaient les premières depuis la conclusion en juillet d'un accord entre les grandes puissances et Téhéran sur le programme nucléaire iranien, qui doit permettre à l'Iran de sortir de son isolement et de relancer une économie affaiblie par près de dix ans de sanctions internationales.

Obtenir un support parlementaire

La plupart d'entre elles ont été levées mi-janvier au moment de l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire.

Le président Rohani, élu en 2013, mise sur cette avancée majeure pour obtenir une majorité favorable au Parlement. Cela l'aiderait à mettre en place, grâce notamment aux investissements étrangers attendus, une politique de réformes économiques et sociales avant la fin de son mandat en 2017.

Les réformateurs avaient en partie boycotté le scrutin de 2012 pour protester contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en 2009, qu'ils jugeaient frauduleuse.

Alliance

Ils étaient cette année au rendez-vous même si nombre de leurs responsables ont été écartés de la course par le Conseil des gardiens de la Constitution, qui a la haute main sur les élections.

Pour augmenter leurs chances, ils ont fait alliance avec les modérés - dont certains peuvent être conservateurs - en présentant une liste commune baptisée «Espoir».

Face aux réformateurs, une grande coalition des conservateurs qui, en adéquation avec la ligne du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, s'inquiètent d'un risque d'«infiltration» étrangère en cas de victoires des réformateurs et modérés.

«Tout le monde doit voter, tous ceux qui aiment l'Iran, la République islamique, la grandeur et la gloire de l'Iran», a estimé vendredi le guide en étant l'un des premiers à voter.

Décevoir les ennemis

«Nous avons des ennemis» qu'il faut «décevoir» par ce vote, a-t-il ajouté sans les nommer. Bien qu'ayant approuvé l'accord nucléaire, il exprime régulièrement sa méfiance à l'égard des puissances occidentales, en premier lieu les Etats-Unis, accusés de chercher «à s'infiltrer» en Iran.

A l'Assemblée des experts, les réformateurs espèrent que ses figures les plus conservatrices seront battues, ce qui serait une victoire majeure pour eux.

Cette Assemblée, élue pour huit ans, pourrait être amenée à désigner le successeur de l'ayatollah Khamenei, âgé de 76 ans.

(AFP)

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