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L'Iran célèbre 35 ans de révolution islamique

La journée d'anniversaire du 11 février est marquée par des avancées dans les négociations nucléaires avec les grandes puissances, dont l'ennemi historique américain même si cela reste pour beaucoup un tabou.

La journée du 11 février marque, en Iran, la célébration de la fête nationale.
La journée du 11 février marque, en Iran, la célébration de la fête nationale.
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Les autorités iraniennes fêtent ce mardi le 35e anniversaire de la Révolution islamique.

En début de matinée, plusieurs dizaines de milliers de personnes affluaient autour de la place Azadi, au centre de Téhéran, où le président Hassan Rohani devait prononcer un discours, selon un journaliste de l'AFP.

Pour faire attendre la foule, très familiale, les organisateurs avaient prévu des radio-crochets de chansons à la gloire de la révolution ou des concours «d'effigies de l'Arrogance», en référence aux pays occidentaux.

La journée du 11 février, le 22 Bahman dans le calendrier iranien, est l'occasion de défilés hauts en couleurs dans tout le pays pour rappeler l'arrivée au pouvoir de l'imam Khomeiny et la chute du régime du Chah.

Rapprochement prudent

Depuis son élection, le président Rohani, qualifié de modéré, a entamé une politique de rapprochement avec la communauté internationale, essentiellement pour mettre fin aux sanctions occidentales décrétées contre Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé.

Fin novembre à Genève, l'Iran a conclu avec le groupe 5 1 (Chine, Etat-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) un accord de six mois sur un gel de certaines activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée partielle des sanctions qui étranglent son économie. Les discussions sur un accord global doivent reprendre le 18 février à Vienne.

Ambassadeur suisse convoqué

Mais, pour l'Iran, il n'est encore pas question de renouer des relations diplomatiques avec le «Grand Satan», rompues en 1980 après la prise d'otages de l'ambassade américaine à Téhéran par des étudiants islamistes.

L'ambassadeur suisse, dont le pays représente les intérêts américains en Iran, a été convoqué lundi soir au ministère des Affaires étrangères après de nouvelles sanctions américaines contre des personnes et des entreprises soupçonnées de contourner les sanctions occidentales et de soutenir des réseaux terroristes.

Et samedi, le Guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei, a accusé les responsables américains de «mentir» lorsqu'ils assurent ne pas vouloir de changement de régime en Iran. En prélude aux festivités de cette année, l'Iran a annoncé le lancement réussi de deux missiles de nouvelle génération «avec une très grande capacité de destruction».

(ats/afp)

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