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Affaire KhashoggiL'Iran raille Trump sur l'Arabie saoudite

Le président américain a réitéré son partenariat «inébranlable» avec l'Arabie saoudite, mardi, malgré l'affaire Khashoggi. L'Iran se gausse.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a tourné en dérision mercredi la déclaration de Donald Trump réaffirmant l'alliance «inébranlable» des Etats-Unis avec l'Arabie saoudite malgré le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

«Bizarrement, Donald Trump consacre le premier paragraphe de sa déclaration honteuse sur les atrocités saoudiennes à accuser l'Iran de tous les maux qu'il peut imaginer», a écrit Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

Complaintes contre l'Iran

La déclaration du président américain sur l'Arabie saoudite mardi a effectivement commencé par une litanie de complaintes sur l'Iran, utilisées pour justifier son soutien inébranlable à Ryad malgré le meurtre de Jamal Khashoggi au consulat du royaume à Istanbul et les questions sur une éventuelle implication du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

L'Iran, régulièrement critiqué par les Etats-Unis, est le grand rival de l'Arabie saoudite au Moyen-Orient. «Peut-être sommes-nous aussi responsables pour les feux en Californie, car nous n'avons pas aidé à ratisser les forêts», a ironisé le chef de la diplomatie iranienne. Il faisait référence à d'autres propos de Donald Trump sur les feux dévastateurs en Californie, qui avaient suscité des railleries sur les réseaux sociaux.

«Partenaire inébranlable»

Le président américain avait ainsi affirmé que son homologue finlandais lui aurait dit que les Finlandais «passent beaucoup de temps à ratisser et nettoyer et à faire des choses (dans la forêt) et ils n'ont pas de problème» d'incendies. Le chef de l'Etat finlandais a toutefois souligné ne pas avoir parlé de ratissage à Donald Trump.

Selon plusieurs médias américains, dont le Washington Post, dans lequel écrivait le journaliste saoudien et critique du royaume Jamal Khashoggi, l'agence de renseignements américaine CIA n'a plus de doutes sur la responsabilité de Mohammed ben Salmane.

«Il se pourrait très bien que le prince héritier ait eu connaissance de cet événement tragique --peut-être, peut-être pas!», a estimé Donald Trump mardi, mais «les Etats-Unis entendent rester un partenaire inébranlable de l'Arabie saoudite».

(AFP)

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