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Giflé, Manuel Valls affirme qu'il va déposer plainte

Le candidat à la présidentielle estime «qu'une société a besoin de règles» et n'entend pas passer l'éponge.

L'ex-Premier ministre français n'a pas l'intention de renoncer à aller à la rencontre de la population.
L'ex-Premier ministre français n'a pas l'intention de renoncer à aller à la rencontre de la population.
AFP

Manuel Valls a assuré mercredi qu'il continuerait d'aller au contact des Français et qu'il ne se laisserait pas «impressionner» après avoir été agressé lors d'un déplacement en Bretagne. Il a décidé de porter plainte.

L'ex-Premier ministre a confirmé sur France Inter qu'il allait porter plainte contre le jeune homme l'ayant légèrement giflé à Lamballe, mardi après-midi. Motif avancé par Manuel Valls: «Parce qu'une société a besoin de règles, d'interdits.»

«Toute violence est inacceptable en démocratie, mais je suis forcément un symbole», a-t-il dit. «Je suis celui qu'on vise dans cette campagne bien évidemment, parce que j'ai été aux responsabilités, parce que j'ai dû prendre des décisions difficiles comme ministre de l'Intérieur ou comme Premier ministre.»

«Bien sûr, on me vise parce que je suis celui qui peut gagner, donc je ne me laisserai pas impressionner et je poursuivrai ma campagne pour gagner, pour faire gagner la gauche», a ajouté Manuel Valls.

Le jeune homme de 18 ans était toujours en garde à vue mercredi matin, a indiqué le procureur de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc, précisant être toujours en attente «de la plainte de la victime». La garde à vue de l'agresseur, dont les motivations ne sont pas encore claires, peut durer 24 heures. S'il est poursuivi, il encourt jusqu'à trois ans de prison et 45'000 euros d'amende (env. 50'000 fr.)

«Ici, c'est la Bretagne»

Les faits se sont produits alors que l'ex-Premier ministre est en campagne pour la primaire de la gauche à la prochaine élection présidentielle. Le jeune homme a été maîtrisé par le service d'ordre du candidat socialiste.

L'agresseur, âgé d'une vingtaine d'années, aurait crié «Ici, c'est la Bretagne», selon France Bleu Armorique. Il a été interpellé et placé en garde à vue, a précisé une source proche de l'enquête. Selon l'entourage de Manuel Valls, il s'agirait «d'un jeune homme proche de l'extrême droite bretonne».

Manuel Valls a continué son déplacement après cet incident, rappelant qu'il n'avait «jamais eu peur du contact et du rapport avec mes compatriotes.»

Fin décembre, Manuel Valls avait déjà été chahuté lors d'un déplacement en province. A Strasbourg, il avait été aspergé de farine par un opposant à l'article 49-3 de la Constitution, qui permet d'adopter des projets de loi sans vote et auquel l'ancien Premier ministre a eu recours pour deux textes au gouvernement.

(ats)

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