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Des joailliers cachaient de gros comptes en Suisse

Leurs noms figuraient parmi les clients de HSBC dénoncés par Hervé Falciani. Ils auraient caché plus de 46 millions de francs en Suisse.

Image d'illustration, Keystone

Trois membres d'une famille de joailliers parisiens, repérés sur les listes HSBC d'évadés fiscaux présumés, ont été inculpés, soupçonnés d'avoir dissimulé plusieurs dizaines de millions de francs sur des comptes en Suisse, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le nom de la famille Benmussa apparaissait dans les listings dérobés en 2008 par l'ex-informaticien de la banque Hervé Falciani. Une information judiciaire avait été ouverte en mai par le parquet de Paris pour fraude fiscale, comme l'avait révélé le magazine économique «Challenges».

«Cette famille détenait plusieurs comptes non déclarés en Suisse, totalisant 46 millions de dollars» (plus de 46 millions de francs), a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. «Il s'agit de l'un des plus importants dossiers de particuliers liés à la liste HSBC», a-t-elle ajouté.

Arlette Ricci, héritière de la maison de couture Nina Ricci, dont le nom figurait également sur les «listings Falciani», a été condamnée en avril dernier à un an de prison ferme et à 1 million d'euros d'amende (1,1 million de francs) pour avoir dissimulé 18,7 millions d'euros (20,7 millions de francs), selon une estimation du fisc qu'elle conteste, sur des comptes suisses dont elle avait hérité à la mort de son père. Elle a fait appel de sa condamnation.

Ramifications en Belgique et en Espagne

Le scandale HSBC avait éclaté en 2008, avec la remise aux autorités françaises de documents dérobés par Hervé Falciani. Plusieurs enquêtes avaient été ouvertes dans la foulée, notamment en France, Espagne et Belgique.

L'affaire avait connu un développement spectaculaire avec l'opération «Swissleaks», des révélations d'un réseau mondial de journaux qui ont accusé HSBC d'avoir fait transiter quelque 180 milliards d'euros appartenant à de riches clients entre novembre 2006 et mars 2007 sur des comptes en Suisse, afin de leur éviter d'avoir à payer des impôts dans leurs pays.

Le parquet national financier (PNF) a requis le renvoi en correctionnelle d'HSBC Private Bank. L'enquête sur la maison-mère, mise en examen en avril pour complicité de blanchiment de fraude fiscale et complicité de démarchage illicite, n'est pas close.

(AFP)

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