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Royaume-UniJohnson veut interdire les voitures plus vite

Mardi, le premier ministre britannique a déclaré vouloir avancer l'interdiction des véhicules à essence et au diesel.

Boris Johnson veut avancer de cinq ans l'interdiction des voitures polluantes.
Boris Johnson veut avancer de cinq ans l'interdiction des voitures polluantes.
AFP

Le premier ministre britannique Boris Johnson a promis mardi, en présentant la COP26, d'avancer à 2035 l'interdiction des ventes de véhicules essence ou diesel. Il s'est attiré des critiques des industriels comme des écologistes.

Cet avancement de cinq ans a été annoncé par le chef du gouvernement conservateur lors d'un discours au musée de la science de Londres, en lançant la COP26 qui se tiendra à Glasgow en novembre. Il a enjoint à ses homologues internationaux de redoubler d'efforts, au moment où lui-même est attaqué pour son manque d'ambition par l'ex-présidente de cette édition de la conférence de l'ONU sur le climat, brutalement congédiée vendredi.

«Accueillir la COP26 est une opportunité importante pour le Royaume-Uni et les nations du monde entier d'intensifier la lutte contre le changement climatique», a déclaré le premier ministre au côté du naturaliste David Attenborough.

Année de l'action pour le climat

Le Royaume-Uni vise zéro émission nette de gaz à effets de serre d'ici à 2050 et «tout au long de cette année, nous inciterons les autres à nous rejoindre», a dit Boris Johnson, le gouvernement ayant décrété que 2020 serait «l'année de l'action pour le climat».

Selon le projet dévoilé mardi, à partir de 2035, les consommateurs ne pourront acheter que des véhicules roulant à l'électricité ou à l'hydrogène, à l'exclusion des véhicules hybrides.

La fédération des constructeurs automobiles (SMMT) s'est dit «extrêmement préoccupée» par ces annonces, curieuse de connaître les plans du gouvernement pour atteindre ce nouvel objectif. «La demande actuelle pour cette technologie toujours coûteuse ne représente qu'une fraction des ventes» a-t-elle relevé, soulignant qu'il faudrait «transformer le marché».

De son côté, la présidente de l'organisation non gouvernementale The Climate Group, Helen Clarskon, a jugé que cette transition pourrait avoir lieu «plus tôt». Greenpeace a relevé un discours «pavé de bonnes intentions», réclamant des «actes».

«Ce gouvernement adore fixer des objectifs dans l'avenir, mais ce dont nous avons besoin, ce sont des mesures concrètes qui réduisent les émissions à court terme», a également critiqué Alison Doig, responsable de programme à l'ONG Christian Aid.

Organisée à Madrid, la COP25 s'était conclue à la mi-décembre sur une «occasion ratée» de faire preuve d'une ambition plus grande en matière de réduction d'émission de gaz à effet de serre, avait déploré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

ats

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