Passer au contenu principal

Présidentielle françaiseJour J, la France choisit son président

Qui du centriste Emmanuel Macron ou de la candidate d'extrême droite Marine Le Pen l'emportera dimanche soir ?

Environ 47,5 millions de Français sont appelés à voter à partir de 06h00 GMT et jusqu'à 17h00 GMT (voire 18h00 GMT à Paris et dans certaines grandes villes). (Samedi 6 mai 2017)

A l'issue d'une campagne présidentielle tendue, les Français se rendent dimanche aux urnes pour décider qui dirigera le pays pendant les cinq prochaines années, le centriste pro-européen Emmanuel Macron ou la candidate d'extrême droite Marine Le Pen.

Emmanuel Macron, 39 ans, ancien banquier d'affaires et ex-ministre de l'Economie du président sortant François Hollande, arrivé en tête au premier tour, est donné largement favori par les derniers sondages qui le créditent de 61,5 à 63% des voix, contre 37 à 38,5% pour sa rivale âgée de 48 ans.

Mais le vote surprise en faveur du Brexit au Royaume-Uni ou la victoire inattendue de Donald Trump aux Etats-Unis incitent à la prudence vis-à-vis des enquêtes d'opinion qui peinent en France à mesurer l'effet possible du «vote blanc» et de l'abstention.

Les deux prétendants assurent incarner le renouvellement du paysage politique, mais l'un défend le libre-échange et veut approfondir l'intégration européenne, quand l'autre dénonce la «mondialisation sauvage» et l'immigration et souhaite un «protectionnisme intelligent».

L'entre-deux-tours a été marqué par des ralliements en masse, de gauche et de droite, à Emmanuel Macron, pour faire barrage à Marine Le Pen, malgré la quasi absence de mobilisation populaire.

Quelle sera la participation ?

La participation pourrait être faible: seules 68% des personnes interrogées se disent certaines d'aller voter, alors que pour la première fois depuis près de 60 ans les deux grands partis traditionnels de la gauche (le Parti Socialiste) et de la droite (Les Républicains) sont écartés du second tour de l'élection. Et à l'extrême gauche, certains refusent de «choisir entre la peste et le choléra».

Hors de l'Hexagone, décalage horaire oblige, des Francais ont commencé à voter dès samedi. Les deux candidats voteront dans le nord de la France, Emmanuel Macron dans la station balnéaire du Touquet et Marine Le Pen dans son fief ouvrier d'Hénin-Beaumont.

La campagne s'est achevée vendredi dans la confusion avec la diffusion de milliers de documents de la campagne d'Emmanuel Macron, piratés et mis en ligne sur internet, une opération aussitôt qualifiée de «déstabilisation» par l'équipe du candidat. Ce piratage ne restera pas «sans réponse», a affirmé samedi après-midi le président François Hollande, ajoutant «qu'on savait qu'il y aurait ces risques-là durant la campagne présidentielle puisque ça s'était produit ailleurs».

Une fin de campagne sous très haute tension

La Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle a recommandé aux médias de «faire preuve d'esprit de responsabilité et de ne pas relayer ces contenus, afin de ne pas altérer la sincérité du scrutin». De «fausses informations» ont pu être mêlées à ces données, «obtenues frauduleusement», ce qui est «susceptible de recevoir une qualification pénale», a-t-elle alerté.

Dès leur diffusion, via Twitter, ces documents piratés ont été relayés par l'extrême droite. «Les #Macronleaks apprendront-ils des choses que le journalisme d'investigation a délibérément tues ? Effrayant, ce naufrage démocratique», a lancé le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot.

Les deux semaines d'entre-deux-tours ont été particulièrement âpres, avec pour point culminant le débat télévisé de mercredi soir qui a viré au pugilat, Marine Le Pen ouvrant les hostilités dès la première minute. La prestation de la présidente du Front national a été sévèrement critiquée, y compris au sein de son propre camp. Dès le lendemain du débat, elle a perdu trois points dans les sondages.

Sécurité maximale pour ce second tour

Emmanuel Macron a donné de son côté quelques informations sur ce qu'il ferait s'il succédait au président socialiste François Hollande. Il a confié vendredi avoir déjà choisi son Premier ministre et travailler à la composition de l'équipe gouvernementale. Le nouveau Premier ministre sera chargé de mener la campagne des législatives des 11 et 18 juin, avec l'objectif de donner une majorité au prochain chef de l'Etat.

Environ 47,5 millions de Français sont appelés à voter à partir de 06h00 GMT et jusqu'à 17h00 GMT (voire 18h00 GMT à Paris et dans certaines grandes villes), sous haute sécurité: plus de 50'000 policiers, gendarmes et militaires sont déployés pour assurer la sécurité du scrutin.

La France, qui vit depuis 2015 sous le régime de l'état d'urgence, a peut-être échappé à un nouvel attentat islamiste, avec l'arrestation dans la nuit de jeudi à vendredi d'un ancien militaire de 34 ans, converti à l'islam et ayant fait allégeance au groupe djihadiste, Etat islamique (EI). Il a été interpellé à proximité d'une base militaire à Evreux, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, avec des armes cachées à proximité.

Le 20 avril, trois jours avant le premier tour de la présidentielle, un policier avait été tué sur l'avenue parisienne des Champs-Elysées. L'attaque avait été revendiquée par l'EI, à l'origine de la plupart des attentats qui ont fait 239 morts dans le pays depuis janvier 2015.

AFP

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.