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Jugée pour avoir étranglé son petit frère

Une jeune femme vivant en Belgique est accusée d'avoir tué en 2015 son frère pour pouvoir se rendre à un rendez-vous amoureux. Elle nie en bloc.

L'accusée, Bouchra F., a toujours nié le meurtre.
L'accusée, Bouchra F., a toujours nié le meurtre.
www.nieuws.vtm.be

Une Italo-marocaine de 20 ans a comparu lundi devant la cour d'assises de Bruxelles, accusée du meurtre par étranglement de son petit frère de 4 ans qu'elle gardait au domicile familial, ce qui l'empêchait de rejoindre son petit ami d'après l'enquête.

L'accusée, Bouchra F., a toujours nié le meurtre, qui remonte à 2015. Elle est soutenue par ses parents qui ne se sont pas portés partie civile, la disant incapable de «toucher d'un doigt» son petit frère, selon les médias belges.

Deux rapports médicaux sollicités par la défense ont fait état d'un décès lié, pour l'un à une pathologie respiratoire, pour l'autre à une crise d'épilepsie. Mais ces rapports sont contestés par l'accusation qui voit ainsi sa version contredite. En raison des «divergences» entre praticiens, ce procès s'annonce également comme celui de l'expertise médico-légale, relevait lundi le journal Le Soir.

Rendez-vous amoureux

Les faits remontent au 1er juillet 2015, dans la commune bruxelloise de Berchem-Sainte-Agathe où vit la famille de Bouchra, arrivée d'Italie en 2012. En ce premier jour des vacances scolaires d'été, la jeune femme alors âgée de 17 ans doit garder son petit frère de quatre ans et demi pendant que les parents travaillent. Elle échange des messages par téléphone avec son petit ami pour lui dire qu'ils ne pourront se retrouver comme prévu, car elle est «bloquée à la maison».

C'est vers 16H00 qu'une voisine donnera l'alerte aux secours, après avoir été appelée par la jeune femme au chevet du petit frère inanimé sur le canapé. Le décès sera constaté une heure plus tard. Il s'explique, d'après le premier médecin légiste sollicité par la justice, par «une asphyxie mécanique» a priori consécutive à un étranglement, comme en attestent plusieurs lésions au visage et au cou.

Déjà le 15 juin 2015, le petit garçon avait dû être hospitalisé en situation de détresse respiratoire alors qu'il était sous la responsabilité de sa sœur, a mis en évidence l'enquête. Le médecin légiste a considéré qu'il s'agissait là d'une première tentative d'homicide.

«Indifférence affective»

Bouchra avait été interpellée le 18 novembre 2015, après une reconstitution des faits du 1er juillet au cours de laquelle son attitude avait été jugée peu crédible. Les enquêteurs estiment que l'enfant a été tué par sa sœur soit parce qu'il l'empêchait d'avoir son rendez-vous amoureux ce jour-là, soit parce qu'il risquait de révéler aux parents une relation qu'elle voulait garder secrète.

Les psychiatres ont dépeint au cours de l'enquête une accusée présentant une «indifférence affective» et une «haute idée d'elle-même au service d'un égocentrisme sans faille». La jeune femme, libérée sous conditions début 2017, comparaît libre au procès, qui devrait durer une semaine.

(AFP)

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