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Un proche de Julian Assange remis en liberté

Jugeant sa détention «illégitime et arbitraire», un tribunal équatorien a libéré le Suédois Ola Bini jeudi.

Ola Bini, le 2 mai dernier en Equateur.
Ola Bini, le 2 mai dernier en Equateur.
AFP

La justice équatorienne a ordonné jeudi la remise en liberté du Suédois Ola Bini, décrit comme un proche du fondateur de WikiLeaks Julian Assange et inculpé pour attaque de systèmes informatiques, estimant sa détention «arbitraire».

Un tribunal a accepté avec deux voix pour et une contre la demande de libération présentée par la défense du ressortissant suédois. Il avait été arrêté alors qu'il tentait de se rendre au Japon, le 11 avril. Ce même jour, Julian Assange, à qui l'Equateur venait de retirer l'asile, était arrêté dans l'ambassade équatorienne à Londres où il était réfugié depuis 2012.

«En effet, il y a eu violation du droit à la liberté» du ressortissant suédois et sa détention était «illégitime et arbitraire», a déclaré le juge Patricio Vaca en lisant la décision du tribunal.

«Enquête illégitime»

Le tribunal a néanmoins ordonné à Ola Bini de se présenter régulièrement devant les autorités et lui a interdit de quitter le pays afin de garantir sa présence et sa collaboration dans l'enquête dont il fait l'objet. La défense assure que Ola Bini est innocent et que le parquet n'a pas pu prouver les accusations à son encontre. «Demain je vais quitter la prison, mais je ne serai pas libre tant que cette enquête illégitime se poursuit», a déclaré Ola Bini.

Lors de son arrestation, la ministre de l'Intérieur, Maria Paula Romo, avait affirmé qu'une personne proche d'Assange était impliquée dans un plan de «déstabilisation» du président Lenin Moreno. Elle avait décrit Ola Bini comme une «personne proche de WikiLeaks», ajoutant qu'il s'était rendu ces dernières années au moins 12 fois à l'ambassade d'Equateur à Londres.

L'Australien Julian Assange, 47 ans, a été arrêté dans l'ambassade de Quito à Londres où il était réfugié depuis 2012 pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé.

Réclamé aussi par les Etats-Unis, il a refusé son extradition jeudi devant la justice britannique. Le président équatorien d'alors, Rafael Correa (2007-2017), avait accordé l'asile diplomatique au fondateur de WikiLeaks. Lenin Moreno, son successeur, lui a retiré l'asile de même que la nationalité accordée en 2017.

(AFP)

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