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UkraineLe deuxième convoi humanitaire russe arrive à Lougansk

La moitié des camions d'un deuxième convoi d'aide humanitaire russe à destination de l'est de l'Ukraine sont arrivés à Lougansk, un des deux bastions des rebelles séparatistes.

Selon l'agence RIA Novosti, une centaine de camions sont arrivés dans la matinée et une centaine d'autres sont attendus dans la journée. Le convoi transporte 1880 tonnes de produits de première nécessité, dont des conserves, du sucre, de la farine et des groupes électrogènes diesel, ajoute RIA Novosti.

Les agences de presse russes avaient annoncé vendredi soir que les premiers camions du convoi étaient arrivés à la frontière russo-ukrainienne et avaient été contrôlés par les douaniers russes. Ils devaient alors être inspectés par une équipe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et obtenir une autorisation des autorités ukrainiennes.

En août, l'Ukraine et ses alliés occidentaux avaient dénoncé l'entrée d'un premier convoi russe sur le territoire ukrainien sans l'accord de Kiev ni du Comité international de la Croix-Rouge qui devait à l'origine superviser la distribution de l'aide.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait alors annoncé que Moscou entendait envoyer un deuxième convoi, sans donner de date.

Accusations

Sur le plan politique, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a accusé samedi le président russe Vladimir Poutine de chercher à détruire l'Ukraine et à reformer l'Union soviétique.

«Nous sommes toujours en état de guerre et notre principal agresseur est la Fédération russe. (Vladimir) Poutine veut entretenir un nouveau conflit larvé» dans l'est de l'Ukraine pour déstabiliser durablement le pays, a dénoncé M. Iatseniouk lors d'une conférence réunissant des parlementaires et des hommes d'affaires ukrainiens et européens à Kiev.

«Le but de Vladimir Poutine n'est pas seulement les régions (séparatistes de l'Est) de Donetsk et de Lougansk. Son objectif est de conquérir la totalité de l'Ukraine (et) de reformer l'Union soviétique (...) La Russie est une menace pour la paix mondiale et pour la sécurité de toute l'Europe», a-t-il ajouté.

Appel aux Occidentaux

Le chef du gouvernement ukrainien s'est félicité des nouveaux trains de sanctions contre Moscou dévoilés vendredi par l'Union européenne et les Etats-Unis.

«L'idée d'avoir un accord bilatéral (de paix) avec la Russie n'est pas la meilleure. Je suis pour le soi-disant format de Genève avec les Etats-Unis, l'UE et la Russie. Nous ne sommes pas assez forts pour mener des négociations bilatérales avec la Russie», a-t-il ajouté, huit jours après l'entrée en vigueur d'une trêve conclue entre Kiev et les séparatistes avec la participation de la Russie et de l'OSCE, présidée cette année par la Suisse.

Selon lui, seule l'Otan est en mesure de protéger l'Ukraine face aux ambitions russes. Le Premier ministre s'est toutefois dit conscient que Kiev ne pourra pas adhérer à l'Alliance atlantique à court terme.

ats

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