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BrexitCrise au Labour: la tête de Jeremy Corbyn réclamée

Trois nouveaux membres du «cabinet fantôme» du Parti travailliste ont annoncé leur démission. Une partie de ses dirigeants conteste ouvertement le leadership de Jeremy Corbyn.

Le ministre britannique des Finances George Osborne va présenter ludi, avant l'ouvertures des marchés financiers européens, les mesures économiques que le gouvernement entend prendre en réponse au vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne.  (Lundi 27 juin 2016)
Le ministre britannique des Finances George Osborne va présenter ludi, avant l'ouvertures des marchés financiers européens, les mesures économiques que le gouvernement entend prendre en réponse au vote en faveur d'une sortie de l'Union européenne. (Lundi 27 juin 2016)
Keystone
Jeremy Corbyn a annoncé lundi qu'il ne démissionnerai pas. Le chef du parti travailliste britannique n'entend pas répondre aux reproches de nombreux collègues de son parti qui jugent qu'il n'a pas fait campagne assez énergiquement pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres cadres du parti ont pourtant démissionné. (image d'archive)
Jeremy Corbyn a annoncé lundi qu'il ne démissionnerai pas. Le chef du parti travailliste britannique n'entend pas répondre aux reproches de nombreux collègues de son parti qui jugent qu'il n'a pas fait campagne assez énergiquement pour le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. D'autres cadres du parti ont pourtant démissionné. (image d'archive)
Keystone
Le leader du parti d'opposition, Jeremy Corbyn, a rejoint les rangs des pro-UE. Un soutien de poids pour son adversaire au quotidien, David Cameron.
Le leader du parti d'opposition, Jeremy Corbyn, a rejoint les rangs des pro-UE. Un soutien de poids pour son adversaire au quotidien, David Cameron.
AFP
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Le Brexit a ouvert une crise politique majeure au sein du Parti travailliste britannique. Une série de dirigeants ont contesté dimanche la légitimité de leur chef de file Jeremy Corbyn à diriger la principale formation de l'opposition parlementaire en Grande-Bretagne.

Au total, huit dirigeants du Labour ont annoncé dimanche qu'ils avaient retiré leur soutien à Jeremy Corbyn. Celui-ci a tout d'abord limogé Hilary Benn, son ministre des Affaires étrangères dans le «cabinet fantôme» («shadow cabinet»), rapporte The Observer, d'après lequel M. Benn préparait un coup de force contre le chef du Labour.

Selon le journal citant un porte-parole du chef de file travailliste, Jeremy Corbyn a expliqué à Hilary Benn qu'il n'avait plus confiance en lui.«Hilary Benn aurait appelé des députés travaillistes au cours du week-end pour leur dire qu'il demanderait à Jeremy Corbyn de démissionner s'il y avait un mouvement suffisamment important contre lui», souligne The Observer.

«Il a également demandé à ses collègues du gouvernement fantôme de démissionner avec lui si jamais Jeremy Corbyn rejetait cette requête.» Cette mise à l'écart a été suivie par l'annonce de la démission de Heidi Alexander, la responsable des questions de santé au sein du Parti travailliste.

Pas crédible

Dans un courrier adressé au leader travailliste, Heidi Alexander explique que la Grande-Bretagne a besoin d'une opposition crédible après le référendum sur le Brexit et juge que M. Corbyn n'est pas en mesure de répondre à cette nécessité.

«Autant, je vous respecte en tant qu'homme de principes, autant je ne crois pas que vous ayez la capacité de formuler les réponses que demande notre pays et je crois que si nous devons former le prochain gouvernement, un changement de direction est essentiel», écrit-elle dans sa lettre postée sur Twitter.

Confiance perdue

Selon elle, «un bon nombre» de parlementaires travaillistes n'ont plus confiance en Jeremy Corbyn. Etayant cette analyse, Gloria de Piero, qui est chargée de la politique en faveur de la jeunesse au sein du parti, a elle aussi présenté sa démission, venant accentuer la crise qui mine les travaillistes. Elle a adressé un courrier à M. Corbyn expliquant qu'elle ne pensait pas qu'il était en mesure de donner au Labour la victoire électorale dont il a besoin.

Lucy Powell, qui était chargée des questions d'éducation, et Ian Murray ont annoncé qu'ils ne soutenaient plus M. Corbyn et démissionnaient du «cabinet fantôme». Selon la chaîne de télévision Sky News, Lilian Greenwood (Environnement), qui s'occupait des transports, et Kerry Mccarthy ont également remis leurs démissions.

Un peu plus tard, la BBC a fait état de la démission de Seema Malhotra, qui était chargée des Finances au sein du cabinet fantôme.

Appel à l'unité

Face à ces tensions, John McDonnell, responsable de la politique économique, a appelé à l'unité du parti précisant que M. Corbyn n'avait pas l'intention de quitter ses fonctions. «Je sais combien les gens sont déçus après la défaite au référendum mais l'heure est pour nous de rester unis», a-t-il dit à la BBC.

Plusieurs membres du Parti travailliste fustigeaient depuis vendredi l'attitude de Jeremy Corbyn, auquel ils reprochent de n'avoir pas réussi à convaincre l'électorat du nord de l'Angleterre de voter en faveur d'un maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne.

Quelques heures après que l'annonce de la victoire du Brexit, deux députées travaillistes ont déposé une motion de défiance à l'encontre de Jeremy Corbyn.

ats

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