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IranLe lancement, raté, du satellite énerve les USA

Mike Pompeo a accusé le régime iranien de provoquer la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l'ONU.

Mike Pompeo, le secrétaire d'Etat à la Défense américain.
Mike Pompeo, le secrétaire d'Etat à la Défense américain.
AFP

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a accusé mardi l'Iran de représenter une menace en matière balistique après la tentative, manquée, de placer sur orbite un satellite.

Le secrétaire d'Etat a renouvelé son accusation selon laquelle le lancement contrevenait à la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU entérinant l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 mais dont les Etats-Unis se sont retirés en 2018.

«Dans une provocation envers la communauté internationale et la résolution 2231 du Conseil de sécurité, le régime iranien a lancé aujourd'hui un engin spatial», a tweeté M. Pompeo. «Le lancement prouve à nouveau que l'Iran cherche à améliorer ses capacités balistiques qui menacent l'Europe et le Proche-Orient», a-t-il estimé.

Une réaction plutôt modérée pour un membre de l'administration du président Donald Trump qui a fait de l'Iran sa bête noire, rétablissant des sanctions contre Téhéran et quittant l'accord sur le nucléaire dans l'espoir de réduire l'influence du régime islamique dans la région et d'étouffer son économie.

Le ministère iranien des Télécommunications Mohammad Javad Azari-Jahromi avait annoncé mardi avoir réussi le lancement du satellite Payam par une fusée Safir, ajoutant toutefois que la mise en orbite avait échoué. Pour Washington, la résolution 2231 vaut interdiction des tirs de missiles balistiques et de fusées par l'Iran.

Israël, qui estime que le programme nucléaire et balistique de la République islamique représente pour lui une menace existentielle, a dénoncé mardi un acte d'agression". De son côté, Téhéran affirme n'avoir aucun projet de se doter de l'arme nucléaire, assurant que ses programmes balistiques et spatiaux sont licites. Et l'Iran a de nouveau rejeté lundi les accusations selon lesquelles ses activités spatiales constituaient une violation de la résolution de l'ONU.

AFP

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