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D’un bout à l’autre de la filière, la guerre des prix

Le marché de la perche est un juteux business où les intermédiaires se succèdent. Mais qui se taille la meilleure part du poisson?

Estoniens, Polonais, Ukrainiens, Russes: tous convoitent le marché suisse.
Estoniens, Polonais, Ukrainiens, Russes: tous convoitent le marché suisse.
Odile Meylan

Le business du poisson ne se joue pas à Wall Street. Mais il répond à la même loi: l’offre et la demande, avec des prix qui chutent ou qui grimpent chaque jour. La perche n’y échappe pas. Alors, d’un bout à l’autre de la filière, chaque acteur se livre une bataille acharnée. Que ce soit à l’étranger ou en Suisse. «Entre grossistes, la concurrence est forte. On cherche tous à fournir le plus de restaurateurs possible, lâche Nicolas Santos, grossiste et patron de A & P Santos, à Vuitebœuf. Au milieu de cela, il y a encore les importateurs, qui font aussi office d’intermédiaires.» À chaque échelon, il faut offrir des prix concurrentiels tout en prenant sa part du gâteau au passage.

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