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Législatives: un triomphe pour le Premier ministre

Avec la victoire de son bloc électoral aux élections législatives anticipées ce dimanche, Nikol Pachinian va pouvoir réformer.

Selon des résultats portant sur 88% des circonscriptions et annoncés lundi par la commission électorale centrale, la coalition menée par le parti Contrat Civil de Nikol Pachinian obtenait 70,49% des votes. (Lundi 10 décembre 2018)
Selon des résultats portant sur 88% des circonscriptions et annoncés lundi par la commission électorale centrale, la coalition menée par le parti Contrat Civil de Nikol Pachinian obtenait 70,49% des votes. (Lundi 10 décembre 2018)
AFP
Selon un premier décompte portant sur 25% des bureaux de vote, le bloc dirigé par le Parti Contrat Civil de Nikol Pachinian a obtenu 70,25% des votes. (Dimanche 9 décembre 2018)
Selon un premier décompte portant sur 25% des bureaux de vote, le bloc dirigé par le Parti Contrat Civil de Nikol Pachinian a obtenu 70,25% des votes. (Dimanche 9 décembre 2018)
AFP
L'ancien président Serge Sarkissian (à gauche) et le principal leader de l'opposition, Nikol Pachinian. (20 avril 2018)
L'ancien président Serge Sarkissian (à gauche) et le principal leader de l'opposition, Nikol Pachinian. (20 avril 2018)
AFP
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La coalition menée par le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a remporté une large victoire dimanche aux élections législatives anticipées, convoquées par le dirigeant réformateur. Le but - renforcer son pouvoir quelques mois après son arrivée à la tête du pays - est atteint.

Selon un décompte portant sur 90% des bureaux de vote, le bloc dirigé par le parti Contrat Civil de M. Pachinian a obtenu 70,45% des votes, a annoncé la Commission électorale centrale. Le parti Arménie prospère arrive en deuxième position avec 8,37% des suffrages.

Nikol Pachinian, un ancien journaliste de 43 ans, est arrivé au pouvoir en Arménie en mai dernier après avoir mené pendant plusieurs semaines des manifestations massives contre le gouvernement alors au pouvoir depuis plus de dix ans. Mais il ne contrôlait pas le Parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l'ex-président Serge Sarkissian, ce qui bloquait ses réformes.

Au moins 30%

Mi-octobre, Nikol Pachinian a réussi une manoeuvre politique en annonçant sa démission. Puis il s'est mis d'accord avec les députés pour qu'ils échouent deux fois consécutivement à élire un nouveau chef de gouvernement. Un prétexte pour que le Parlement soit dissolu et que des élections législatives anticipées soient convoquées. Les prochaines élections législatives, dans cette ex-république soviétique du Caucase du Sud, n'étaient jusqu'alors prévues qu'en 2022.

Neuf partis politiques et deux blocs électoraux étaient en lice pour les 101 sièges au Parlement arménien. Selon la législation arménienne, un parti a besoin de recueillir au moins 5% des voix des électeurs pour pouvoir siéger au Parlement, alors qu'un bloc électoral doit franchir la barre de 7%. Une fois passés au Parlement, les partis d'opposition doivent cependant y avoir - en vertu de la loi arménienne - au moins 30% des sièges, même s'ils ont enregistré des résultats inférieurs à ce chiffre.

(ats)

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