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VenezuelaDes levées d'immunité inquiètent la Suisse et l'ONU

Mercredi à Genève, la haut-commissaire aux droits de l'homme a dénoncé le «harcèlement continu» contre le président autoproclamé Juan Guaido.

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)
LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)
AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)
AFP
Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017)
Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017)
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La Suisse et l'ONU sont «inquiètes» après la levée d'immunité de parlementaires d'opposition au Venezuela ces derniers jours.

Lundi, l'Assemblée constituante vénézuélienne, favorable au gouvernement du président Nicolas Maduro, avait retiré leur immunité à plusieurs députés de l'opposition, majoritaires à l'Assemblée nationale. Désormais, trente opposants sont visés par ces restrictions, a déploré Michelle Bachelet devant le Conseil des droits de l'homme. De son côté, la Suisse a relevé qu'elle restait «gravement préoccupée» par ces levées «continues» d'immunité.

La plupart de ces parlementaires sont poursuivis pour des accusations de tentative de coup d'Etat contre Nicolas Maduro. Parmi eux figure Juan Guaido, reconnu comme chef de l'Etat par des dizaines de pays. Selon Michelle Bachelet, l'année 2020 sera «cruciale» dans le contexte de la crise politique dans ce pays.

Elle appelle à garantir les libertés fondamentales pour des législatives «crédibles» fin 2020. Plus largement, depuis août, les accusations d'exécutions extrajudiciaires perpétrées par une unité d'élite de la police se poursuivent.

Mme Bachelet et la Suisse ont appelé ces derniers mois au démantèlement de ces forces de sécurité. Le bureau de la haut-commissaire attribue des milliers d'exécutions extrajudiciaires présumées à cette unité. Mercredi, la Suisse a demandé «des investigations» et des poursuites contre les responsables.

Appel à un procès équitable

Dans ce cadre, la Chilienne est «inquiète» des appels par les autorités à continuer d'armer des milices. Une nouvelle loi discutée actuellement les placerait même sous la responsabilité des forces armées.

En trois mois, le haut-commissariat a observé près de 120 cas de détention qui doivent être abordés de toute urgence. Pour des raisons de santé, de retards judiciaires ou de maintiens en détention malgré l'exécution de leur sentence. En revanche, 28 personnes retenues pour des raisons politiques ont été relâchées. Le haut-commissariat a pu visiter des dizaines de centres de détention mais demande, comme la Suisse le souhaite pour lui, un accès à l'ensemble d'entre eux.

Mme Bachelet appelle encore à garantir un procès équitable aux personnes accusées de tentative d'assassinat contre Nicolas Maduro et dont le procès avait démarré il y a quelques jours. L'ambassadeur du Venezuela a à nouveau dénoncé de son côté le vote par le Conseil des droits de l'homme d'une mission d'établissement des faits. Et il a ciblé l'intervention de Mme Bachelet, établi sur de fausses données selon lui.

Au total, 16'000 personnes sont rentrées au Venezuela récemment, a-t-il aussi affirmé.

La crise vénézuélienne a fait environ 3,5 millions de migrants en trois ans, estime l'ONU.

ats

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