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Londres s'attaque aux «contenus dangereux»

Le Royaume-Uni va obliger les plates-formes web à lutter contre les «contenus dangereux» sous peine de fortes amendes.

Theresa May, Première ministre britannique.
Theresa May, Première ministre britannique.
AFP

Le gouvernement britannique a annoncé lundi son intention de légiférer pour protéger les usagers d'Internet en imposant aux plates-formes de lutter contre les «contenus dangereux». En cas d'inaction, de «lourdes amendes» sont prévues.

«Depuis trop longtemps, ces entreprises ne font pas assez pour protéger leurs usagers, particulièrement les enfants et les jeunes, des contenus dangereux», a déclaré la première ministre britannique Theresa May dans un communiqué. «Il est temps de procéder différemment».

«L'époque de l'autorégulation est terminée», a souligné le ministre en charge du numérique, Jeremy Wright, estimant que les acteurs du secteur ne sont «pas allés assez loin».

Le gouvernement veut introduire un «devoir de diligence» en matière de protection des usagers. Celui-ci impliquerait que les plates-formes en ligne s'attaquent «aux contenus violents ou incitant à la violence ou au suicide, à la désinformation, au cyberharcèlement et aux documents inappropriés accessibles aux enfants».

Régulateur indépendant

Le gouvernement promet une réglementation «stricte» en matière de contenus «terroristes ou pédophiles». Ces textes s'appliqueront «aux réseaux sociaux», mais aussi aux «hébergeurs de fichiers, aux forums de discussions, aux services de messagerie et aux moteurs de recherche».

Contre les fausses informations, un «code de déontologie» pourrait être instauré. Le recrutement d'équipes dédiées à la vérification de l'information pourrait aussi être imposé, «particulièrement pendant les périodes d'élection».

Pour s'assurer du respect de la réglementation, un régulateur indépendant sera mis en place. Le gouvernement «consulte» actuellement pour établir si un nouvel organisme doit être créé ou si cette mission peut être attribuée à un établissement public existant.

Ce régulateur sera financé par l'industrie numérique, a assuré l'exécutif, qui dit réfléchir à l'instauration d'une taxe. Il disposera d'un pouvoir de sanction et devrait être en mesure d'imposer «de lourdes amendes, de bloquer l'accès aux sites et, potentiellement, de mettre en cause la responsabilité individuelle des dirigeants» des entreprises contrevenantes.

(ats)

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