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RussieLourdes peines de camp pour quatre manifestants anti-Poutine

Quatre contestataires russes ont été condamnés à des peines allant jusqu'à trois ans et demi de prison pour avoir participé à des «troubles massifs» lors d'une manifestation anti-Poutine en mai 2012.

La manifestation du 6 mai 2012, pour laquelle une dizaine de personnes ont déjà été condamnées à des peines de camp tandis que d'autres sont en cours ou en attente de jugement, avait débouché sur des affrontements avec la police.
La manifestation du 6 mai 2012, pour laquelle une dizaine de personnes ont déjà été condamnées à des peines de camp tandis que d'autres sont en cours ou en attente de jugement, avait débouché sur des affrontements avec la police.
ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION, Reuters

Un tribunal de Moscou a condamné lundi quatre opposants russes à des peines allant jusqu'à trois ans et demi de prison pour participation à des «troubles massifs» au moment d'une manifestation anti-Poutine en mai 2012, a rapporté l'agence officielle ITAR-TASS. Les manifestants avaient affronté la police.

Alexeï Gaskarov, 29 ans, et Alexandre Margoline, 42 ans, ont été condamnés à trois ans et demi de camp, alors que Ilia Gouchtchine, 25 ans, s'est vu condamner à deux ans et demi de camp dans le cadre de l'«affaire Bolotnaïa», du nom de la place du centre de Moscou, où s'était produite cette manifestation contre le retour au Kremlin de Vladimir Poutine.

Pour sa part, Elena Kokhtareva, une retraitée de 58 ans, a été condamnée à 3 ans et sept mois de camp avec sursis.

La manifestation du 6 mai 2012, pour laquelle une dizaine de personnes ont déjà été condamnées à des peines de camp tandis que d'autres sont en cours ou en attente de jugement, avait débouché sur des affrontements avec la police, dont les deux parties se sont rejeté la responsabilité.

Citoyens ordinaires

L'«affaire Bolotnaïa», considérée par l'opposition comme emblématique du tour de vis donné après l'élection de Vladimir Poutine pour un troisième mandat de président, implique une trentaine de personnes au total, poursuivies pour organisation ou participation aux «troubles massifs».

La plupart des inculpés sont des citoyens ordinaires qui n'appartiennent à aucun mouvement politique.

(ats)

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