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FranceMacron entend «l'impatience du peuple»

Dans une interview fleuve donnée au Point, le président français Emmanuel Macron dit vouloir être jugé sur la durée.

Le président français Emmanuel Macron pourrait essuyer son premier échec ce dimanche lors du renouvellement de la moitié du Sénat. (Dimanche 24 septembre 2017)
Le président français Emmanuel Macron pourrait essuyer son premier échec ce dimanche lors du renouvellement de la moitié du Sénat. (Dimanche 24 septembre 2017)
AFP
A propos de la réforme du code du travail, Emmanuel Macron a prévenu vendredi qu'il «serait d'une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes». Les syndicats ont appelé ce lundi à des grèves et manifestations dans toute la France demain. (11 septembre 2017)
A propos de la réforme du code du travail, Emmanuel Macron a prévenu vendredi qu'il «serait d'une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes». Les syndicats ont appelé ce lundi à des grèves et manifestations dans toute la France demain. (11 septembre 2017)
AFP
Emilie Guerel , députée de La République En Marche (LREM) est visée par une plainte contre X pour escroquerie à l'assurance maladie.La plainte a été déposée par Jean-Pierre Colin (UDI), qui l'accuse de s'être mise en arrêt maladie à plusieurs reprises, entre janvier et mai 2017, pour participer à la campagne d'Emmanuel Macron. (Mercredi 31 mai 2017)
Emilie Guerel , députée de La République En Marche (LREM) est visée par une plainte contre X pour escroquerie à l'assurance maladie.La plainte a été déposée par Jean-Pierre Colin (UDI), qui l'accuse de s'être mise en arrêt maladie à plusieurs reprises, entre janvier et mai 2017, pour participer à la campagne d'Emmanuel Macron. (Mercredi 31 mai 2017)
AFP
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En chute dans les sondages après trois mois à l'Elysée, Emmanuel Macron reconnaît, dans la première grande interview de sa présidence, «l'impatience du peuple», assume les efforts exigés mais veut être jugé sur la durée. Il promet une transformation profonde du pays.

Sur plus de 20 pages, il détaille dans l'hebdomadaire Le Point à paraître jeudi ses vastes ambitions pour refaire de la France une «grande puissance» internationale tout en réalisant des réformes de grande ampleur sur tous les fronts - éducation, code du travail, aides sociales, fiscalité, logement, sécurité.

Pas question de juger son action sur cent jours, qui «ne sont pas une étape pertinente», dit-il, car «on ne fait pas les choses en cent jours». Mais Emmanuel Macron sait qu'il devra «vivre pendant des mois avec l'impatience du peuple» Il n'oublie pas les circonstances dans lesquelles il a été élu, «la brûlure de l'attente, de la colère, du populisme, je l'ai encore là», confie-t-il en désignant sa nuque.

«Révolution de l'éducation»

Dans cet entretien fleuve, il défend toutes les décisions prises depuis son investiture. A commencer par la réforme en cours du code du travail présentée jeudi, qui vise à faire baisser le chômage de masse, mais aussi la diminution controversée des aides au logement, où il veut même aller plus loin, dans le cadre d'une réforme plus vaste.

Il répond aussi sur le gel des crédits pour l'armée et la démission du général Pierre de Villiers, ce qui pour lui illustre la primeur normale du politique sur l'armée. Il dit assumer totalement la phrase «je suis votre chef», qu'il avait lancée aux responsables militaires à la veille du 14 juillet.

Il défend également la diminution des emplois aidés, des «subventions déguisées». Il reconnaît que la hausse de la CSG demandera un «effort» aux retraités «les plus aisés», en faveur des jeunes et des actifs, afin de «récompenser le travail».

Le chef de l'Etat promet aussi une «révolution de l'éducation» avec notamment la fin du tirage au sort pour entrer à l'Université, et une transformation de l'orientation «dès le début du lycée» pour «rendre l'accès au supérieur plus transparent, clair et pratique».

Zone euro

A l'international, il veut refonder «une Europe qui protège», au plan commercial comme au plan de la défense, qui puisse se comparer aux puissances américaine et chinoise et devenir «leader du monde libre».

Il veut aussi convaincre les pays de la zone euro de se doter d'un budget commun représentant «plusieurs points du PIB», pour pouvoir emprunter et investir à grande échelle sur le continent. Et n'hésite pas à dénoncer les pays qui selon lui, comme la Pologne, «sape les principes de bases» de l'Union.

La France ne doit pas être «une grande puissance moyenne, mais une grande puissance tout court», lance Emmanuel Macron. «Les forces du monde ancien sont toujours là, toujours engagées dans la bataille pour faire échouer la France», a-t-il accusé. Aussi, celui qui dit continuer à lire «tous les jours» car «quand on oublie de lire, on se trompe», veut-il «des rêves, des récits collectifs», un «imaginaire de conquête», afin que la France «redevienne un pays fier» et «sorte de l'esprit de défaite».

(ats)

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