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BolivieUn mandat d'arrêt va être émis contre Evo Morales

L'ancien président bolivien est actuellement réfugié en Argentine, après un passage au Mexique et à Cuba.

La présidente par intérim de la Bolivie, Jeanine Añez, a annoncé samedi l'émission imminente d'un mandat d'arrêt contre l'ancien président Evo Morales, réfugié en Argentine et visé par des enquêtes pour sédition et terrorisme.

«Dans les prochains jours sera émis un mandat d'arrêt (contre l'ex-président socialiste) car nous avons effectué les démarches appropriées», a déclaré à la presse Jeanine Añez, une sénatrice de droite, après une cérémonie militaire. Selon elle, Evo Morales «n'a jamais rien respecté, pas même la Constitution», et en conséquence, s'il revient en Bolivie, «il sait qu'il devra fournir des réponses au pays, car il a des comptes à rendre à la justice».

Lâché par la police et par l'armée, Evo Morales a été contraint à la démission le 10 novembre après trois semaines de manifestations pour protester contre des élections entachées de fraudes, selon l'opposition et l'Organisation des États américains (OEA). Il briguait un quatrième mandat après avoir passé près de 14 ans à la tête de la Bolivie.

L'élection présidentielle prévue pour le 3 mai en Bolivie a été reportée sine die en raison de la propagation du coronavirus. (Samedi 21 mars 2020)
L'élection présidentielle prévue pour le 3 mai en Bolivie a été reportée sine die en raison de la propagation du coronavirus. (Samedi 21 mars 2020)
La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
AFP
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
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Dénonçant un «coup d'État», Evo Morales s'est réfugié au Mexique, puis, après un bref séjour à Cuba, s'est rendu en Argentine. Le gouvernement du président péroniste de centre-gauche argentin Alberto Fernandez lui a accordé sa protection en qualité de réfugié.

A la fin de cette semaine, des responsables du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti d'Evo Morales, se sont rendus à Buenos Aires pour définir avec lui la stratégie du MAS en vue des prochaines élections générales.

Nommé «chef de campagne»

Le Parlement bolivien a voté fin novembre une loi convoquant des élections présidentielle et législatives auxquelles Evo Morales n'aura pas le droit de participer. La date de ces élections n'a pas encore été fixée. Début décembre, le MAS a nommé Evo Morales «chef de campagne» du parti pour ces futures élections.

Evo Morales a déclaré à cette occasion qu'il avait l'intention de revenir dans son pays. «Bientôt je serai en Bolivie pour que nous nous lancions ensemble dans ces élections et pour les gagner, comme nous l'avons toujours fait», a-t-il alors déclaré par téléphone.

AFP

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