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Le mandat d'arrêt européen maintenu contre Assange

En désaccord avec l'ONU, la justice suédoise maintient le mandat d'arrêt européen contre Julian Assange. Elle estime qu'il n'y a pas «détention arbitraire».

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Keystone
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Un tribunal de Stockholm a maintenu mercredi le mandat d'arrêt européen émis par la Suède contre Julian Assange. Il est en désaccord avec le comité de l'ONU qui a jugé ce dernier victime d'une «détention arbitraire».

«Le tribunal estime que Julian Assange reste soupçonné de viol (...) et qu'il existe toujours un risque qu'il fuie ou se dérobe d'une manière ou d'une autre à un procès ou une condamnation», a expliqué dans un communiqué ce tribunal.

Réfugié dans l'ambassade d'Équateur à Londres

Le fondateur de WikiLeaks vit reclus depuis juin 2012 à l'intérieur de la mission équatorienne dans le quartier de Knightsbridge, de crainte d'être expulsé vers la Suède puis les Etats-Unis. Washington ne lui a pas pardonné la divulgation par WikiLeaks de centaines de milliers de documents confidentiels en 2010.

En février, l'Australien avait remporté une victoire importante devant le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire, qui avait estimé que la Suède et la Grande-Bretagne enfreignaient ses droits fondamentaux.

Une affaire de viol

Mais autant la procureure suédoise en charge de l'affaire de viol, qui veut entendre Assange, que la police britannique, tenue d'exécuter le mandat d'arrêt européen dès que l'homme sortira de l'ambassade, ont rejeté cette décision.

Les juges de Stockholm ont donné raison au parquet.

«Étant donné que Julian Assange ne souhaite pas se soumettre au mandat d'arrêt et qu'aucun élément nouveau n'est apparu dans le dossier, le tribunal n'a pas trouvé de raison de réexaminer le mandat d'arrêt», ont-ils écrit.

Le parquet s'est dit satisfait de la décision, et a indiqué dans un communiqué poursuivre les négociations avec les autorités équatoriennes pour pouvoir entendre M. Assange à Londres, à une date qui n'a toujours pas été fixée.

(AFP, ats)

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