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Assange connaîtra son sort le 13 février

La justice britannique se prononcera dans quelques jours sur le maintien ou non du mandat d'arrêt contre le fondateur de WikiLeaks.

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)
AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)
Keystone
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La justice britannique a décidé mardi de maintenir le mandat d'arrêt visant le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Elle se penchera à nouveau sur le dossier le 13 février.

Julian Assange est toujours réfugié à l'ambassade d'Equateur de Londres depuis près de six ans.

L'Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans cet immeuble de briques rouges situé dans le quartier chic de Knightsbridge, à un jet de pierre du magasin de luxe Harrods, alors qu'il était recherché par la justice suédoise pour des accusations de viol qu'il niait.

Mais après moult rebondissements, le parquet suédois a fini par classer l'affaire en mai 2017. Pour ses avocats, le mandat d'arrêt britannique émis à son encontre a donc «perdu son objectif et sa fonction». Sa défense invoque également les problèmes de santé de Julian Assange, qui selon elle n'a pas accès aux soins médicaux, et souffrirait de problèmes aux dents, à l'épaule et de dépression.

«Pas convaincue»

«Je ne suis pas convaincue que le mandat doive être abandonné», a commenté la juge Emma Arbuthnot, chef de la magistrature anglaise et galloise. L'avocat de Julian Assange, Mark Summers, a alors demandé s'il était dans l'intérêt public de maintenir les poursuites contre son client pour violation des conditions de sa liberté conditionnelle.

Le magistrate a expliqué que de telles questions ne peuvent être examinées que si le prévenu est présenté devant la justice pour expliquer son refus de se soumettre aux termes de sa conditionnelle. «Il y a des circonstances exceptionnelles», a plaidé l'avocat. La justice britannique a annoncé mardi qu'elle se prononcerait à nouveau le mardi 13 février sur le maintien ou non du mandat d'arrêt. La juge du tribunal londonien de Westminster dira alors s'il est dans l'intérêt public de maintenir ce mandat d'arrêt.

Dans l'espoir de trouver une solution au casse-tête judiciaro-diplomatique, Quito lui a accordé en décembre la nationalité équatorienne, demandant à Londres de lui reconnaître un statut diplomatique, ce qui lui aurait permis de quitter l'ambassade sans être arrêté par la police britannique.

«Absurdes»

Mais le Royaume-Uni a refusé d'accorder ce statut. Le parquet britannique maintient que le mandat d'arrêt britannique est toujours valide car Julian Assange n'a pas respecté les conditions de la liberté sous caution qui lui avait été octroyées.

Le procureur Aaron Watkins a même qualifié d'«absurdes» les arguments présentés par les avocats d'Assange, la police britannique signifiant de son côté qu'elle interpellerait l'Australien s'il s'aventurait hors de l'ambassade.

En cas d'arrestation, le fondateur de WikiLeaks craint d'être ensuite extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains. Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions avait assuré en avril dernier que l'arrestation de Julian Assange était une «priorité» pour l'administration Trump.

Depuis 2012, Julian Assange n'a fait que de rares apparitions publiques au balcon de l'ambassade, où il vit dans un petit appartement, avec un chat pour seule compagnie. Un four à micro-ondes, un tapis de course et une lampe à UV améliorent l'ordinaire mais ceux qui lui ont rendu visite décrivent des conditions éprouvantes.

(AFP)

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