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Mandat d'arrêt contre l'ex-bras droit de Morales

Accusé de sédition et de terrorisme, Juan Ramon Quintana fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la part du nouveau pouvoir bolivien.

La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
AFP
L'ancien président bolivien Evo Morales a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai. (Mardi 4 février 2020)
L'ancien président bolivien Evo Morales a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai. (Mardi 4 février 2020)
Keystone
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
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Le Parquet bolivien a lancé lundi un mandat d'arrêt contre Juan Ramon Quintana, qui était le bras droit de l'ancien président Evo Morales et que le nouveau pouvoir accuse de «sédition» et de «terrorisme».

Juan Ramon Quintana, porte-parole de la présidence bolivienne lorsque Evo Morales était au pouvoir, est «auteur et complice» des crimes de «sédition, instigation publique à la délinquance, terrorisme et financement du terrorisme», a affirmé sur Twitter le ministre de l'Intérieur, Arturo Murillo, à l'origine du mandat d'arrêt.

En novembre, alors que le pouvoir d'Evo Morales était menacé par l'opposition de droite radicale, Juan Ramon Quintana avait déclaré que si le président était destitué, la Bolivie allait «se transformer en un grand champ de bataille, un Vietnam moderne».

Evo Morales a démissionné le 10 novembre, sous la pression d'un mouvement de protestation civile l'accusant de fraude lors de l'élection présidentielle d'octobre, et finalement lâché par la police et l'armée.

Bolivie: Evo Morales emporté par la contestation

Premier président amérindien de Bolivie, Evo Morales, qui briguait en octobre un nouveau mandat, avait été proclamé vainqueur dès le premier tour. Mais l'opposition avait refusé de reconnaître le résultat du scrutin, et une enquête préliminaire de l'Organisation des États américains (OEA) a relevé de graves irrégularités. Après sa démission, Evo Morales s'est exilé au Mexique.

D'autres personnes recherchées

Dès qu'il a pris ses fonctions de ministre de l'Intérieur, Arturo Murillo a annoncé que l'ancien bras droit d'Evo Morales allait être recherché. «Nous allons nous lancer à la chasse de Juan Ramon Quintana. Pourquoi est-ce une chasse? Parce que c'est un animal qui tue des gens», a-t-il déclaré à des journalistes, sans autres précisions.

Arturo Murillo a aussi indiqué que la police et le service de renseignement était sur les traces de Raul Garcia, frère de l'ancien vice-président Alvaro Garcia.

À la fin de la semaine dernière, le Parquet général a aussi émis un mandat contre l'ancienne ministre de la Culture et du Tourisme, Vilma Alanoca, recherchée pour «instigation à la délinquance».

Les nouvelles autorités ont affirmé qu'au cours des journées agitées qui ont entouré la chute d'Evo Morales, des fonctionnaires du Ministère de la culture et du tourisme avaient été trouvés en possession de cocktails Molotov qu'ils auraient fabriqués, selon la police, sur ordre de leur hiérarchie. Cristian Saavedra, sous-directeur de la Force spéciale de lutte contre le crime (FELCC), a confirmé que des charges pesaient contre Vilma Alanoca.

(AFP)

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