Trump termine son marathon aux Philippines

AsieLe président philippin Rodrigo Duterte affirme que le dirigeant américain lui a adressé ses encouragements pour sa sanglante «guerre contre la drogue».

Donald Trump a rencontré le président philippin Rodrigo Duterte.

Donald Trump a rencontré le président philippin Rodrigo Duterte. Image: Keystone

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Donald Trump est arrivé dimanche après-midi aux Philippines. Le président américain doit y participer au sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) et s'entretenir avec son homologue philippin Rodrigo Duterte. Samedi, il avait plaidé avec Vladimir Poutine pour une solution politique en Syrie.

Les relations entre Washington et Manille, deux alliés unis par un accord de défense, s'étaient considérablement dégradées après l'élection de Rodrigo Duterte en 2016. En cause, sa «guerre contre la drogue» qui a fait des milliers de victimes.

Les débuts de la présidence Duterte avaient été marqués par un réalignement de la diplomatie philippine sur Pékin, au détriment de l'allié traditionnel américain. Les choses se sont apaisées avec l'élection de Donald Trump qui avait salué fin avril lors d'une conversation téléphonique avec Rodrigo Duterte le «travail incroyable sur le problème de la drogue» du dirigeant philippin.

Encouragements à Duterte

Les ONG redoutent que le président américain n'aborde pas la question des droits de l'homme lors de ses entretiens, lundi, avec Rodrigo Duterte. Un avis partagé par le président philippin. Ce dernier a assuré que Donald Trump lui avait au contraire adressé ses encouragements lors d'une brève rencontre cette semaine en marge du sommet du forum de l'Asie-Pacifique (APEC) à Danang, au Vietnam.

«Il a dit quelque chose du genre: 'tu sais, tu gères cela très bien'», a-t-il déclaré aux journalistes à son retour à Manille. Il a précisé que Donald Trump faisait référence à sa guerre contre la drogue, mais aussi à la campagne militaire contre des djihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) dans le sud du pays.

Accord sur la Syrie

Samedi, Donald Trump avait rencontré son homologue russe Vladimir Poutine avaient adopté une déclaration commune sur la Syrie en marge du sommet de l'APEC. Ils y affirment qu'il n'existe aucune solution militaire au conflit et appellent tous les belligérants à prendre une part active au processus de paix de Genève, a annoncé le Kremlin qui publie le texte sur son site internet.

Les deux hommes réaffirment leur attachement à la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie et confirment leur détermination à lutter contre l'EI. Arrivé ensuite à Hanoï, étape suivante de sa tournée en Asie, Donald Trump a déclaré que cet accord allait «sauver un nombre incroyable de vies». «Nous nous sommes mis d'accord très vite», a-t-il ajouté.

Bonne entente

Les deux présidents ont échangé quelques mots à Danang, mais aucune rencontre officielle n'a eu lieu. Des questions d'agenda et de protocole ont empêché une telle rencontre, a expliqué le président russe. Il a ajouté avoir eu une conversation «normale» avec Donald Trump, qu'il a présenté comme une personne très courtoise, bien éduquée et avec laquelle il est aisé de discuter.

Donald Trump a quant à lui évoqué deux ou trois brèves conversations avec son homologue russe. «J'ai l'impression qu'il y a une bonne entente entre nous et une bonne relation étant donné qu'on ne se connaît pas très bien», a-t-il commenté.

Donald Trump a souligné de son côté l'utilité de bonnes relations russo-américaines. «Quand tous les haineux et les imbéciles se rendront-ils compte qu'avoir de bonnes relations avec la Russie est une bonne chose, pas une mauvaise chose ?», a-t-il écrit dans une série de tweets matinaux diffusés dimanche depuis Hanoï.

«Je veux résoudre (les crises en) Corée du Nord, Syrie, Ukraine et le terrorisme et la Russie peut grandement aider !», a-t-il poursuivi, précisant que le président chinois Xi Jinping a accepté de durcir les sanctions contre la Corée du Nord. Lors de son passage jeudi à Pékin, le président américain avait exhorté M. Xi à faire monter la pression sur le régime nord-coréen.

Dans un autre tweet, le président américain a évoqué directement le dirigeant nord-coréen: «Pourquoi Kim Jong-Un m'insulterait-il en traitant de 'vieux' alors que je ne le traiterai jamais de 'petit gros' ? Eh bien, j'essaie tellement d'être son ami, peut-être qu'un jour ça arrivera!» (ats/nxp)

Créé: 12.11.2017, 17h49

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