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LégislativesLes Mauriciens élisent leurs députés

Le Premier ministre mauricien sortant Pravind Jugnauth est en quête de légitimité dans les élections législatives de ce jeudi.

Pravind Jugnauth le 3 novembre 2019.
Pravind Jugnauth le 3 novembre 2019.
AFP

Les Mauriciens ont commencé à voter jeudi pour les élections législatives. Deux ans après avoir succédé à son père sans élection, le Premier ministre sortant, Pravind Jugnauth, espère y obtenir l'onction populaire.

Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 07h00 (04h00 en Suisse) sur l'île principale de Maurice et fermeront à 18h00. Le dépouillement commencera vendredi et les résultats devraient être connus en fin de journée. Quelque 941'000 électeurs inscrits son attendus aux urnes.

«Je vote tôt afin d'éviter les longues queues», a déclaré à l'AFP Sunita, une électrice hindoue d'une quarantaine d'année, à un bureau de vote de Curepipe, dans le centre de Maurice, où les électeurs arrivaient au compte-gouttes juste après l'ouverture du scrutin.

Comme la majorité des Mauriciens, la loi prévoyant que le vote reste secret, elle refuse de dire pour qui elle a voté. Mais elle confie toutefois «qu'il ne faut pas arrêter le changement».

Marie-Hélène, 60 ans, vote également tôt le matin afin de disposer librement de sa journée. «Je vote pour trois candidats, un de chaque parti. Je regarde la qualité des personnes pas les partis. J'espère que ceux qui sont élus travaillent pour le pays», a-t-elle expliqué.

Succession monarchique

Les observateurs s'attendent à ce que le scrutin se déroule dans le calme. Depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1968, l'île Maurice, qui appartient à l'archipel des Mascareignes dans l'océan Indien, est l'une des démocraties les plus stables d'Afrique.

Les précédentes élections en 2014 avaient été remportées par la coalition menée par Anerood Jugnauth. Ce cacique de la vie politique mauricienne, plusieurs fois Premier ministre et président de la République de 2003 à 2012, est resté chef du gouvernement jusqu'en 2017. Il a alors choisi de passer la main, son fils Pravind héritant du poste en tant que chef du Mouvement socialiste mauricien (MSM), le principal parti de la coalition au pouvoir.

L'opposition avait dénoncé le caractère monarchique de cette succession et avait réclamé en vain de nouvelles élections. Deux ans plus tard, Pravind Jugnauth espère avoir fait suffisamment pour convaincre les Mauriciens de le reconduire dans ses fonctions.

ats

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