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Le médiateur de l’ONU sur la Syrie sous pression

Plusieurs délégations déplorent le manque d’organisation des pourparlers de Genève, qui ont démarré jeudi.

Aujourd’hui, c’est la méthode de travail de Staffan de Mistura qui est contestée, tant sur le fond que sur la forme.
Aujourd’hui, c’est la méthode de travail de Staffan de Mistura qui est contestée, tant sur le fond que sur la forme.
Reuters

Les nouveaux pourparlers de paix intersyriens commencent très mal pour Staffan de Mistura, l’émissaire de l’ONU pour la Syrie. A peine arrivées à Genève, plusieurs délégations ont fait savoir qu’elles déploraient l’improvisation qui présidait à la tenue du 4e round de discussions, ouvert ce jeudi. La veille, lors d’une conférence de presse, le diplomate italo-suédois avait dû démentir des rumeurs de démission relayées dans des médias arabophones.

Aujourd’hui, c’est sa méthode de travail qui est contestée, tant sur le fond que sur la forme. Les négociateurs déplorent le manque de clarté. La question de la transition politique continue de se heurter au problème du maintien ou non de Bachar el-Assad au pouvoir. La médiation onusienne n’a pas avancé d’un poil sur ce point. Il est reproché au diplomate de ne pas avoir envoyé un ordre du jour et un agenda plus détaillés. L’improvisation, déplorée notamment du côté de l’opposition, s’est manifestée par le report de la session d’ouverture des pourparlers, qui devait réunir en début d’après-midi toutes les parties au conflit, ainsi que les représentants des pays du Groupe international de soutien à la Syrie, dans la salle des assemblées du Palais des Nations.

Les questions d’organisation liées à la disposition des tables et des participants ont donné lieu à de longues tractations. Finalement, peu avant 19 h, Staffan de Mistura a ouvert de manière solennelle les pourparlers de Genève. Pendant un peu moins d’une heure, la délégation du gouvernement syrien et les représentants de l’opposition syrienne, placés face à face, ont écouté le représentant de l’ONU les exhorter à faire la paix «sans préconditions», dans un silence de plomb. Les diplomates du groupe international de soutien à la Syrie assis dans la salle ont tenté de briser la glace en applaudissant Staffan de Mistura à la fin de son discours.

Pour passer à une phase plus concrète des négociations au cours des prochains jours, de nombreux obstacles doivent encore être levés. L’opposition syrienne est arrivée désunie à Genève. Entre le Haut Comité des négociations (HNC) et les délégations du Caire et de Moscou, les désaccords demeurent profonds. Le manque de visibilité diplomatique se fait ressentir. En attendant de connaître la nouvelle doctrine américaine sur la question syrienne, la Russie a montré qu’elle comptait bien rester maître du jeu. Le représentant de la Fédération de Russie auprès de l’ONU à Genève, Alexey Borodavkin, a confié aux médias russes que les Kurdes de Syrie, tenus à l’écart de précédentes discussions avaient toute leur place, cette fois, à Genève.

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