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Etats-UnisUn membre du clan Kennedy sorti d'affaire

La condamnation pour meurtre de Michael Skakel a été annulée définitivement lundi. La Cour suprême a refusé de se saisir du dossier.

Michael Skakel le 21 novembre 2013.
Michael Skakel le 21 novembre 2013.
AFP

La condamnation pour meurtre d'un membre du clan Kennedy est définitivement annulée, la cour suprême des Etats-Unis ayant refusé lundi de se saisir du dossier. L'affaire passionne l'Amérique depuis des décennies.

Michael Skakel, neveu par alliance de Robert Kennedy, frère cadet du 35e président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy, avait été condamné pour meurtre en 2002, puis libéré en 2013 après qu'un juge a estimé qu'il avait été mal défendu.

Après plusieurs rebondissements, l'affaire avait été portée devant la plus haute instance judiciaire américaine par le procureur du Connecticut, qui voulait que les sages restaurent sa condamnation. Les neuf magistrats du temple du droit ont cependant rejeté ce recours, ce qui ne nécessite aucune justification.

Les autorités du Connecticut peuvent encore décider de rejuger Michael Skakel dans un nouveau procès. Mais les faits remontant à 1975, il sera sans doute difficile de produire des témoins.

Inculpé 24 ans après

A l'époque Michael Skakel avait 15 ans, comme sa voisine, qui avait été battue à mort après une fête d'Halloween chez lui dans un quartier huppé de Greenwich dans le Connecticut, près de New York. Le neveu des Kennedy n'avait été inculpé qu'en 2000, à 39 ans, après qu'un livre a ravivé l'intérêt pour ce crime resté sans réponse.

Faute de preuve matérielle ou de témoins directs, sa condamnation en 2002 avait largement reposé sur des témoignages d'anciens élèves de son école affirmant qu'il avait confessé être le meurtrier et s'était vanté de pouvoir échapper à la justice, car faisant partie du clan Kennedy. Sa famille a ensuite dépensé des millions de dollars pour essayer de le sortir de prison à la faveur de multiples appels.

En novembre 2013, un juge estimait que son avocat de l'époque l'avait mal défendu et ordonnait un nouveau procès. Un mois plus tard, Michael Skakel, qui a toujours clamé son innocence, était libéré moyennant une caution de 1,2 million de dollars.

A la fin 2016, la cour suprême du Connecticut était revenue sur cette décision, avant de trancher un an plus tard dans le sens inverse. Ce dossier a suscité beaucoup d'interrogations sur l'influence de l'argent dans le système judiciaire américain.

(ats)

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