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Etats-UnisMichelle Obama et Hillary Clinton, l'union sacrée

La Première dame et la candidate démocrate sont apparues ensemble jeudi lors d'un meeting en Caroline du Nord.

La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).
La potentielle première présidente des Etats-Unis, entourée par les deux derniers présidents démocrates Barack Obama et son mari Bill Clinton, le 7 novembre 2016 à Philadelphie. (Mardi 8 novembre 2016).
AFP
Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).
Bruce Springsteen est venu soutenir Hillary Clinton à Philadelphie, le 7 novembre 2016. (Mardi 8 novembre 2016).
AFP
Le sénateur Bernie Sanders a soutenu son ancienne rivale, Hillary Clinton, avant le début de la convention démocrate, à Philadelphie. (Lundi 25 juillet 2016)
Le sénateur Bernie Sanders a soutenu son ancienne rivale, Hillary Clinton, avant le début de la convention démocrate, à Philadelphie. (Lundi 25 juillet 2016)
AP Photo/Carolyn Kaster, Keystone
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Michelle Obama s'est affichée jeudi avec son «amie» Hillary Clinton afin de projeter une image d'unité du camp démocrate à 12 jours d'un scrutin présidentiel que Donald Trump, à la traîne dans les sondages, a appelé à annuler.

Les deux First Lady, l'actuelle et l'ancienne, se sont chaleureusement embrassées à la tribune d'un meeting à Winston-Salem, en Caroline du Nord, dans le sud-est des Etats-Unis. Cette réunion a rassemblé 11'000 personnes, galvanisées par la présence de Mme Obama. C'était la deuxième plus forte affluence pour un rassemblement de campagne de la démocrate.

«Existe-t-il une personne qui soit davantage source d'inspiration que Michelle Obama?», a questionné Hillary Clinton, en appelant l'auditoire à voter le 8 novembre, ou si possible de façon anticipée.

«Hillary est mon amie!»

Plus populaire aux Etats-Unis que son mari Barack, la Première dame a ensuite pris la parole pour prodiguer des louanges à l'ex-secrétaire d'Etat, dont elle a vanté l'expérience «supérieure à n'importe quel candidat de notre vivant, soit davantage que Barack, davantage que Bill».

«Au cas où les gens se demanderaient, oui Hillary est mon amie!», a lancé Michelle Obama, qui a ces dernières semaines surpris les observateurs politiques en s'impliquant activement pour soutenir Mme Clinton dans sa course présidentielle.

«C'est le taux de participation qui fera la différence», a insisté la femme du président en appelant les électeurs à «retrousser leurs manches» et faire leur devoir de citoyen pour barrer la route à Donald Trump

«Je me sens vraiment bien, pleine d'énergie (...) mais cette élection n'est pas terminée tant qu'elle ne l'est pas», a pour sa part assuré Hillary Clinton, qui a fêté mercredi ses 69 ans, tandis que son équipe luttait contre la démobilisation en brandissant des sondages montrant un léger resserrement de la course.

La vidéo de Trump toujours en débat

Les deux natives de Chicago se sont vu offrir sur un plateau d'argent, par Donald Trump, un thème d'expression commun: la défense des femmes, visées par des propos dégradants et misogynes tenus en 2005 par le milliardaire et retrouvés sur une vieille cassette de NBC il y a trois semaines.

La diffusion de cette vidéo reste en travers de la gorge du candidat, qui se réserve le droit d'attaquer NBC en justice... après l'élection. «C'était une loge privée, c'était illégal» de la diffuser, a-t-il déclaré sur Fox News jeudi.

Le populiste magnat de l'immobilier dénonce un «système truqué» et crie haro sur les «médias malhonnêtes», les sondages et les élites «véreuses» de Washington.

Rumeurs d'urnes électroniques défaillantes

Il a relayé dans son interview sur Fox News des rumeurs non confirmées selon lesquelles des urnes électroniques au Texas, à Philadelphie ou encore Chicago dysfonctionneraient, au profit du ticket démocrate.

Sur le terrain, Donald Trump a commencé à sillonner jeudi l'Ohio, un Etat très disputé où les sondages lui donnent une légère avance. Lors d'une étape à Toledo, haut-lieu de l'industrie automobile, le candidat républicain a, avec un sourire en coin, suggéré que le scrutin n'en valait même pas la peine.

«Je me dis que nous devrions purement et simplement annuler l'élection et la donner à Trump» a-t-il lancé, provocateur, disant de sa rivale: «Pourquoi même faire une élection? Son programme est si mauvais. Nous avons tant de différences».

Trump s'appuie sur WikiLeaks

Sans relâche, il a dénoncé les liaisons selon lui malsaines entre le travail passé de Hillary Clinton à la tête de la diplomatie américaine et le financement des missions caritatives de la fondation fondée par son mari Bill, s'appuyant sur le torrent de messages piratés du compte Gmail d'un proche d'Hillary Clinton, John Podesta, et publiés par WikiLeaks depuis bientôt trois semaines.

«Nous sommes en route pour Washington. Et nous allons curer le marigot», a-t-il lancé plus tôt à Springfield.

Le candidat de 70 ans s'est dit prêt mercredi à dépenser plus de 100 millions de dollars de sa poche au total, alors qu'il avait dépensé environ 56 millions au 30 septembre.

Hillary Clinton a de son côté annoncé jeudi détenir un trésor de guerre pour les dernières semaines de la campagne. Son comité officiel ainsi que deux fonds démocrates associés détenaient au 19 octobre 153 millions de dollars de trésorerie. De quoi financer un blitz publicitaire pour la dernière ligne droite. Les chiffres du camp Trump n'étaient pas encore disponibles.

En fin de journée, l'avion du colistier de Donald Trump, Mike Pence, est sorti de piste après avoir atterri à l'aéroport La Guardia de New York sous une pluie battante, un incident qui n'a fait aucun blessé selon leur équipe de campagne.

ats

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