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Des milliers de Vénézuéliens traversent la frontière

Après la réouverture de la frontière, des milliers de Vénézuéliens sont allés chercher provisions et médicaments en Colombie.

La queue avant de traverser le pont Simon Bolivar pour se rendre de San Antonio del Tachira, au Venezuela, à Cucuta, en Colombie, le 8 juin 2019.
La queue avant de traverser le pont Simon Bolivar pour se rendre de San Antonio del Tachira, au Venezuela, à Cucuta, en Colombie, le 8 juin 2019.
AFP

Plusieurs milliers de Vénézuéliens ont traversé samedi la frontière avec la Colombie, rouverte partiellement la veille par le président Nicolas Maduro. Ils y ont cherché provisions et médicaments, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Vendredi, le président socialiste avait ordonné la réouverture de la frontière avec la Colombie dans l'Etat de Tachira (ouest), près de laquelle la communauté internationale avait massé son aide humanitaire refusée par Caracas.

Dès les premières heures samedi, des milliers de personnes se sont précipitées sur les ponts frontaliers reliant les deux pays et des longues files d'attente étaient visibles tout au long de la journée.

«Mes deux filles ont la dengue, elles ont de la fièvre et j'ai dû venir chercher des soins en Colombie», raconte Belky Rangel, 34 ans, sur le point de fondre en larmes après avoir attendu trois heures avec ses enfants de cinq et huit ans pour parvenir jusqu'à la ville de Cucuta, du côté colombien.

Pas de transport possible

A la mi-journée, 18'000 personnes avaient franchi la frontière depuis le Venezuela et 8'000 depuis la Colombie, a indiqué à l'AFP le chef du service de la Migration en Colombie, Christian Krüger. Avant la fermeture de la frontière en février, environ 30'000 personnes traversaient quotidiennement le pont international Simon Bolivar, qui relie la ville de San Antonio del Tachira, au Venezuela, à Cucuta, selon les services migratoires.

Les conteneurs déposés côté vénézuélien pour empêcher toute entrée de l'aide humanitaire, considérée par le pouvoir chaviste comme un prétexte à une intervention militaire étrangère, étaient toutefois toujours en place, empêchant tout transport de marchandises.

«Ils n'ont pas enlevé les conteneurs, le passage est difficile, il y a beaucoup de gens» du côté vénézuélien, raconte Carlos Julio Pérez, 55 ans, qui a patienté plusieurs heures avant de pouvoir se rendre à une consultation médicale à Cucuta.

Sentiers clandestins

Lorsque la frontière était fermée, nombre de Vénézuéliens s'aventuraient par les sentiers clandestins reliant les deux pays, à la merci des passeurs et groupes armés. Selon les Nations unies, plus de trois millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015 pour fuir la pire crise économique de l'histoire récente de ce pays richissime en pétrole.

(ats)

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