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BolivieMission internationale réclamée par Morales

L'ex-président bolivien en exil souhaite que des observateurs internationaux soient présents lors des prochaines élections.

L'élection présidentielle prévue pour le 3 mai en Bolivie a été reportée sine die en raison de la propagation du coronavirus. (Samedi 21 mars 2020)
L'élection présidentielle prévue pour le 3 mai en Bolivie a été reportée sine die en raison de la propagation du coronavirus. (Samedi 21 mars 2020)
La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)
AFP
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
Lundi à 21h00 (03h00 en Suisse mardi), la page web du Tribunal suprême électoral bolivien (TSE) donnait Evo Morales (photo) en tête, avec 46,87% des voix, creusant l'écart avec son principal adversaire Carlos Mesa. (Lundi 21 octobre)
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L'ancien président bolivien Evo Morales, exilé en Argentine, a appelé lundi à l'envoi en Bolivie d'une mission internationale qui garantirait la tenue d'élections libres et transparentes.

Après la démission forcée d'Evo Morales et son départ pour l'exil, le Parlement bolivien a voté fin novembre une loi convoquant des élections présidentielle et législatives, en déclarant que l'ancien président socialiste n'aurait pas le droit d'y être candidat. Aucune date n'a encore été fixée.

«Nous avons besoin d'une mission électorale des Nations unies, de représentants du pape François, de pays amis, pour garantir des élections libres et transparentes et le respect des résultats», a déclaré Evo Morales dans une interview sur la chaîne de télévision C5N de Buenos Aires. Il s'est dit victime, ainsi que ses soutiens, d'«une persécution politique». La Bolivie «est sous une dictature», selon lui.

Mandat d'arrêt

La présidente bolivienne par intérim, Jeanine Añez, a annoncé samedi l'émission imminente d'un mandat d'arrêt contre Evo Morales, sur lequel une enquête a été ouverte par le nouveau pouvoir pour sédition et terrorisme. Cette sénatrice de droite avait été désignée présidente par intérim après la démission de son prédécesseur le 10 novembre.

Lâché par la police et par l'armée, Evo Morales avait cédé à une campagne de manifestations contre l'annonce officielle de sa victoire au premier tour à l'élection présidentielle, lors de laquelle il briguait un quatrième mandat. L'opposition et l'Organisation des États américains (OEA) considéraient que l'élection avait été entachée par des fraudes.

Evo Morales s'est réfugié d'abord au Mexique puis en Argentine. Dans son interview de lundi, il a répété qu'il n'y avait pas eu de fraude. «Nous gagnons l'élection au premier tour même si on ne compte pas les 226 procès-verbaux mis en cause par l'OEA», a-t-il affirmé.

Des responsables du Mouvement vers le socialisme (MAS), parti d'Evo Morales, se sont rendus la semaine dernière à Buenos Aires pour définir avec lui la stratégie du MAS en vue des élections à venir. Début décembre, le MAS avait nommé l'ancien président «chef de campagne» électorale.

AFP

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