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Moscou et Madrid dénoncent le départ de Morales

La Russie a dénoncé ce qui ressemble à ses yeux à un «coup d'État» après la démission d'Evo Morales tandis que l'Espagne a critiqué le rôle de l'armée et de la police.

La Russie a dénoncé lundi les violences orchestrées selon elle par l'opposition en Bolivie pour forcer le président Evo Morales à la démission. Ces évènements ressemblent, d'après Moscou, à un «coup d'État» .

«Une vague de violences déclenchée par l'opposition a empêché Morales d'achever son mandat présidentiel», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères. Moscou a estimé aussi que le pouvoir bolivien «voulait une solution sur la base d'un dialogue politique, mais à la place, les événements ont pris une tournure rappelant le scénario d'un coup d'État».

Faisant état de sa «préoccupation», le ministère appelle toutes les forces politiques boliviennes à trouver «une voie constitutionnelle pour sortir» de la crise. La Russie est une alliée de plusieurs régimes de gauche latino-américains, en particulier le Venezuela et Cuba.

Ces deux pays ont également dénoncé un «coup d'État» après la démission du président bolivien dimanche au terme d'une nouvelle journée marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ainsi que les départs en série de ministres et députés.

De son côté, la rédactrice en chef de la chaîne internationale pro-Kremlin RT a proposé lundi un emploi de présentateur à Evo Morales.

La police et de l'armée critiquées

Madrid a critiqué lundi le rôle de l'armée et de la police boliviennes dans la démission forcée dimanche soir du président Evo Morales après trois semaines de manifestations violentes.

«L'Espagne condamne le fait que le processus ouvert en vue de la convocation d'élections (dimanche par Evo Morales) a été biaisé par l'intervention des forces armées et de la police qui ont demandé à Evo Morales de présenter sa démission», a indiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué.

«Cette intervention nous ramène à des époques passées de l'histoire latino-américaine», a-t-il ajouté en demandant à «tous les acteurs» de la crise bolivienne «d'éviter le recours à la violence» et de «garantir la sécurité de tous les Boliviens (...) y compris l'ex-président Morales».

Dans son communiqué, la diplomatie du socialiste Pedro Sanchez souligne que «la convocation de nouvelles élections le plus rapidement possible (...) est la voie adéquate pour que le pays sorte de la crise».

La démission dimanche du leader indigène de 60 ans, au pouvoir depuis 2006, a été dénoncée par les présidents cubain et vénézuélien, Miguel Diaz-Canel et Nicolas Maduro, le président élu argentin Alberto Fernandez et Moscou, qui tous ont parlé de «coup d'Etat».

Morales était l'un des derniers représentants de la «vague rose» qui a déferlé au tournant des années 2000 sur l'Amérique latine, faisant virer à gauche le Brésil, l'Argentine, le Chili, l'Equateur et le Venezuela, la majorité de ces pays ayant depuis rebasculé à droite.

(ats)

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