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Moscovici avertit les créanciers de la Grèce

Les créanciers d'Athènes tentent de trouver un accord entre eux sur fond de divergences entre l'Allemagne et le FMI.

Le commissaire européen aux affaires économiques Pierre Moscovici veut éviter un échec dans le dossier de la dette grecque.
Le commissaire européen aux affaires économiques Pierre Moscovici veut éviter un échec dans le dossier de la dette grecque.
Keystone

Le commissaire européen aux affaires économiques Pierre Moscovici a appelé les créanciers de la Grèce «à ne pas jouer avec le feu». Sa remarque intervient à une semaine d'une réunion «décisive» de l'Eurogroupe sur la dette d'Athènes.

«Je veux vraiment passer un message très clair aux créanciers de la Grèce: il ne faut pas jouer avec le feu», a affirmé jeudi M. Moscovici lors d'une conférence de presse à Paris. Les créanciers d'Athènes tentent de trouver un accord entre eux sur fond de divergences entre l'Allemagne et le FMI (Fonds monétaire international).

«Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir un échec à l'issue de cet Eurogroupe», a prévenu M. Moscovici, soulignant que la Grèce était «allée au bout ou presque de ses engagements».

Le commissaire a estimé que les négociations lors du précédent Eurogroupe du 22 mai constituaient «une bonne base» pour la réunion de la semaine prochaine. «Ces efforts ne doivent pas être dilapidés», a-t-il assuré.

Accord souhaité avec le FMI

Ces déclarations interviennent au moment où le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire multiplie les contacts avec les principaux intervenants dans le dossier grec. Il devait notamment s'entretenir jeudi avec la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

Son objectif est de parvenir à un accord lors du prochain Eurogroupe sur «le déboursement des fonds qui permettront à la Grèce de faire face à ses échéances», mais aussi «sur les grands principes d'un traitement de la dette grecque»,a indiqué son entourage à l'AFP.

Lors de sa conférence de presse, M. Moscovici a souhaité, par ailleurs, que le FMI reste dans le programme. «Je me refuse à envisager que nous puissions parvenir à un accord sans le FMI. Toute la logique du travail mené depuis des années (...) c'est que le FMI soit à bord comme garantie de sécurité pour ce programme», a-t-il expliqué.

Spectre d'un «Grexit»

La directrice générale du FMI s'est déclarée cette semaine prête à un compromis de circonstance destiné à satisfaire Berlin afin de rejoindre le plan d'aide à la Grèce.

Le FMI refusait jusqu'alors de contribuer financièrement au troisième plan d'aide à la Grèce de 86 milliards d'euros (92,5 milliards de francs) accordé par l'Union européenne en juillet 2015 tant que les Européens ne s'étaient pas engagés sur des mesures parallèles d'allégement de la dette grecque (179% du PIB).

Un accord d'allégement est espéré depuis des mois pour écarter le spectre renaissant d'un «Grexit» et soulager les inquiétudes de la zone euro.

Le temps presse pour la Grèce, qui a besoin d'argent pour rembourser en juillet 7 milliards d'euros d'anciennes créances. Or, sans accord sur la dette, pas de nouvelle tranche d'aide.

(ats)

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