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Des accusations iraniennes stupéfient Ankara

Le président turc s'est entretenu avec Hassan Rohani après que des médias ont évoqué l'implication du clan Erdogan dans un trafic de pétrole avec le groupe EI.

Le président Erdogan rejette les accusations portées à son encontre.
Le président Erdogan rejette les accusations portées à son encontre.
Archives, Reuters

Ankara a exprimé dimanche sa «stupéfaction» après des accusations iraniennes. Ces dernières évoquent l'implication de la Turquie dans un trafic de pétrole avec des djihadistes en Syrie et en Irak.

Il n'y a rien de «sérieux» dans ces accusations, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Tanju Bilgic.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré jeudi avoir mis en garde son homologue iranien, Hassan Rohani, après des publications dans certains médias iraniens accusant le président turc et sa famille d'être impliqués avec des membres de l'EI dans un trafic de pétrole.

Recep Tayyip Erdogan a déclaré avoir eu un entretien téléphonique avec Hassan Rohani au cours duquel il lui a dit: " Vous allez payer le prix fort si cela continue comme cela». Le président turc a ajouté que les Iraniens avaient ensuite effacé ces publications de leurs sites web.

Appel à une politesse réciproque

Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères a confirmé la conversation téléphonique entre les deux présidents, ajoutant que toute tentative de présenter le contenu de cet entretien autrement serait «non seulement immorale, mais reviendrait également à cacher la vérité au peuple iranien voisin».

En réponse au président Erdogan, le ministère iranien des Affaires étrangères a appelé vendredi «à une politesse réciproque et au respect dans les relations», selon des médias iraniens.

«Le maintien d'une politique et de (certaines) positions, voulues ou pas, ont conduit au soutien du terrorisme en Syrie et en Irak, et ont aggravé la crise actuelle dans la région et accru les problèmes pour les pays qui mènent ces politiques-là», a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Jaber-Ansari, selon l'agence iranienne IRNA.

Soutien à la Syrie

L'Iran chiite soutient militairement le régime syrien et qualifie de «terroristes» tous les groupes armés syriens. Il affirme également, tout comme la Russie qui mène des frappes contre les groupes armés syriens depuis fin septembre, que seuls les Syriens peuvent décider du sort du président Assad.

La Russie accuse depuis plusieurs jours la Turquie de tirer profit de la contrebande d'or noir en provenance des djihadistes. Elle va même jusqu'à porter des accusations qui visent directement le président Recep Tayyip Erdogan et sa famille.

La diplomatie américaine avait démenti mercredi les accusations russes visant sans «aucune preuve» le président turc et sa famille.

(ats)

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