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Air Force One brise la «no-fly zone» entre l'Arabie saoudite et Israël

La visite du président étasunien a suscité une première liaison aérienne directe entre Israël et l’Arabie saoudite.

Le président américain, Donald Trump, et sa femme, Melania Trump, marchant vers l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.
Le président américain, Donald Trump, et sa femme, Melania Trump, marchant vers l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.
Keystone

C’est une première qui serait presque passée inaperçue. Pour sa tournée au Moyen-Orient, le président étasunien, Donald Trump, a programmé une visite à Riyad puis à Tel-Aviv. Du coup, Air Force One, l’avion présidentiel, a relié la capitale saoudienne à la ville israélienne, pour la première fois. Ou presque.

Entre les deux Etats, en effet, ni relation diplomatique, ni liaison aérienne commerciale entre l’aéroport Ben Gourion et le Royaume des Saoud. Les avions israéliens sont d’ailleurs interdits de survol de l’Etat saoudien. Le quotidien israélien Haaretza mené l’enquête auprès des autorités et n’a trouvé aucune trace d’un tel vol, du moins, officiellement.

Vol «secret»

Il semble en effet qu’un pilote a fait état d’un vol direct «secret» entre les deux Etats. Haaretzpublie aussi le témoignage d’un ancien officiel de l’administration Bush, qui raconte que lors d’une visite de Condoleezza Rice, alors Secrétaire d’Etat, il avait fallu atterrir à Annan avant de rejoindre l’Arabie saoudite en provenance d’Israël, pour faire oublier l’étape précédente.

Le journal fait aussi état d’hommes d’affaires israéliens dont les jets privés se posent sur la piste d’Amman avant de redécoller quelques minutes plus tard en direction des pays du Golfe.

Le président américain aurait dans ses bagages un projet ficelé à proposer à Israël: une normalisation avec les monarchies du Golfe contre un geste de l’administration Netyanahou envers les Palestiniens. Dans ce projet, il est aussi question d’ouvrir l’espace aérien saoudien aux vols des compagnies israéliennes, ce qui raccourcirait les vols à destination de l’Inde et de l’Asie depuis Tel-Aviv, une opportunité alléchante pour les hommes d’affaires de l’Etat hébreu.

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