Passer au contenu principal

SyrieL'évêque chaldéen d'Alep soutient Bachar el-Assad

Antoine Audo se dit convaincu qu'une solution politique ne peut être imposée de l'extérieur.

Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Barack Obama se sont déclarés prêts, lors d'une conversation téléphonique, «à intensifier la coordination» militaire entre les deux pays en Syrie, a annoncé le Kremlin. (Mercredi 6 juillet 2016)
Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Barack Obama se sont déclarés prêts, lors d'une conversation téléphonique, «à intensifier la coordination» militaire entre les deux pays en Syrie, a annoncé le Kremlin. (Mercredi 6 juillet 2016)
Keystone
Pour la première fois depuis 2012, un convoi humanitaire, composé de 37 camions, est parvenu à ravitailler les villes de Zamalka et Erbine dans les environs de Damas en Syrie.
Pour la première fois depuis 2012, un convoi humanitaire, composé de 37 camions, est parvenu à ravitailler les villes de Zamalka et Erbine dans les environs de Damas en Syrie.
Keystone
Le roi d'Arabie Saoudite Salman bin Abdulaziz.Ryad, qui mène par groupes rebelles interposés une guerre contre l'Iran en Syrie, a annoncé une implication grandissante sur le terrain. Se disant disposée à envoyer des forces spéciales en Syrie, l'Arabie Saoudite, qui fait partie de la coalition pilotée par les Etats-Unis contre le groupe EI, a déployé ce week-end des avions de combat sur la base turque d'Incirlik, pour 'intensifier les opérations aériennes contre l'EI'.
Le roi d'Arabie Saoudite Salman bin Abdulaziz.Ryad, qui mène par groupes rebelles interposés une guerre contre l'Iran en Syrie, a annoncé une implication grandissante sur le terrain. Se disant disposée à envoyer des forces spéciales en Syrie, l'Arabie Saoudite, qui fait partie de la coalition pilotée par les Etats-Unis contre le groupe EI, a déployé ce week-end des avions de combat sur la base turque d'Incirlik, pour 'intensifier les opérations aériennes contre l'EI'.
AFP
1 / 125

Une majorité de Syriens sont encore en faveur du président Bachar el-Assad qui mérite le «respect», a estimé mercredi à Genève l'évêque chaldéen d'Alep. Il est convaincu qu'une solution ne peut être imposée de l'extérieur et affirme que les chrétiens ne sont pas persécutés.

Devant la presse, Antoine Audo a dénoncé la «propagande occidentale» contre Bachar el-Assad qu'il n'exonère toutefois pas de toute responsabilité. Mais selon lui, les «groupes armés n'ont pas l'appui du peuple» et 80% des chrétiens soutiennent le chef de l'Etat. «La Syrie doit continuer avec ou sans Bachar el-Assad».

L'évêque, président de Caritas Syrie, affirme que les Etats-Unis doivent respecter les Syriens. Washington peut mettre fin avec les Russes aux violences en faisant pression sur les acteurs régionaux et locaux. Mais une solution politique ne peut «être imposée de l'extérieur».

Chrétiens ciblés

L'évêque se demande aussi pourquoi les groupes armés ont besoin de cibler les sites chrétiens «pour tenter de déstabiliser» la population à Homs et dans les autres villes. «Depuis cinq ans, ils n'ont pas réussi».

Les trois cathédrales d'Alep ont été presque entièrement détruites et des centaines de personnes ont été enlevées puis relâchées dans des villages chaldéens, les dernières il y a trois semaines. A Alep, la trêve a permis «un certain soulagement» et d'apporter de l'eau et de l'électricité qui manquait depuis environ six mois. Il est trop tôt en revanche pour dire si les chrétiens reviennent dans les églises.

Au total, les chrétiens de Syrie sont passés de 1,5 million à quelque 500'000 en cinq ans de conflit. A Alep, ils étaient 160'000 et ne sont plus que 40'000. Ils se trouvent dans les zones contrôlées par le gouvernement.

Pinheiro présent

Venu à Genève pour une campagne de paix lancée par Caritas, Mgr Audo devait rencontrer mercredi après-midi le président de la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie Paulo Sergio Pinheiro. Il affirme que le conflit syrien est dû à la perte de vitesse du monde arabe face à la sécularisation qui veut être imposée.

Mais également un Etat militaire qui n'arrive pas à faciliter le développement économique. Par ailleurs, «on a pas le courage de regarder en face le problème» des luttes ethniques et religieuses dans la région.

Face à ces difficultés, il se dit déçu d'entendre en Occident, notamment à Genève, le pessimisme sur la possibilité d'une solution. L'intolérance et la violence ne reflètent pas la réalité de la société syrienne, affirme-t-il encore.

Les groupes armés n'ont pas réussi non plus à opposer musulmans et chrétiens, selon lui. Et d'appeler au dialogue et à intégrer la minorité alaouite de Bachar el-Assad.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.