Passer au contenu principal

Hassan Rohani est contraint de durcir son discours

Même dans sa ville natale, qui a voté pour lui à 65% en 2017, le président iranien n’est plus autant estimé.

Le président iranien Hassan Rohani.
Le président iranien Hassan Rohani.
Keystone

Au fond d’une ruelle, la maison de la famille Rohani est dissimulée derrière un mur en briques rouges, sur lequel une plaque indique que le jeune Hassan a vécu ici de sa naissance, en 1948, jusqu’à ses 15 ans. Mais la porte en fer est verrouillée. Plus aucun membre de la famille du président de la république islamique n’habite Sorkheh, 15'000 habitants dans le désert à 200 km à l’est de Téhéran, une bourgade proprette avec ses maisons basses. «On était ensemble à l’école, il roulait à bicyclette, mais après ses 15 ans, on l’a perdu de vue», se souvient Hussein, un retraité du même âge que le jeune Hassan qui, adolescent, quitta sa ville natale pour un séminaire religieux. «Le commerce de son père était juste-là», montre du doigt Hussein.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.