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Méthodique, Daech détruit le temple de Palmyre

Des chercheurs américains ont mené une étude qui dévoile les schémas de la stratégie militaire du groupe Etat Islamique

Le temple dédié à Baalshamin, le dieu du ciel phénicien, a été érigé en l’an 17 puis agrandi par l’empereur romain Hadrien en 130. Il était classé au patrimoine mondial de l’humanité.
Le temple dédié à Baalshamin, le dieu du ciel phénicien, a été érigé en l’an 17 puis agrandi par l’empereur romain Hadrien en 130. Il était classé au patrimoine mondial de l’humanité.
JOSEPH EID/AFP

Il aura fallu moins d’une semaine à Daech pour frapper à nouveau à Palmyre. Le directeur général des Antiquités et des Musées de Syrie, Maamoun Abdelkarim, a annoncé dimanche que le deuxième temple le plus important de la cité historique syrienne, vieux de 2000 ans, avait été dynamité. L’explosion survient moins d’une semaine après l’exécution sanguinaire de l’ancien directeur des antiquités du site. «Brutales», «barbares», «folie meurtrière»: les qualificatifs sont nombreux pour décrire les atrocités commises par le groupe terroriste. Mais, d’après l’étude conduite par des chercheurs de l’Arizona State University (ASU), un raisonnement logique se cache derrière la stratégie militaire meurtrière de Daech. Les explosions, par exemple, comme le démontrent leurs calculs, seraient toujours précédées d’une exécution. Et Palmyre ne semble pas échapper à la règle. Le temple dynamité, érigé en l’honneur du dieu des cieux Baalshamin qui, a effectivement été précédé de quelques jours par la décapitation de Khaled al-Assaad. Elles peuvent signifier deux choses: un acte que la hiérarchie a commandé pour viser une ville ou une augmentation des munitions à disposition, permettant ainsi d’effectuer un plus grand nombre d’opérations.

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