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A la rencontre des Iraniens, au-delà des préjugés

La percée des réformateurs aux élections du 26 février a décuplé les espoirs des Persans.

La levée des sanctions et la libéralisation du régime décuplent les envies de la jeunesse iranienne.
La levée des sanctions et la libéralisation du régime décuplent les envies de la jeunesse iranienne.
Bernard Bridel
Amateur de chicha dans le bazar d'Îspahan.
Amateur de chicha dans le bazar d'Îspahan.
Instant de tendresse dans le jardin Fin de Kashan.
Instant de tendresse dans le jardin Fin de Kashan.
Bernard Bridel
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«Le résultat des élections est 100% positif. A Téhéran, le peuple a élu 100% de réformateurs (ndlr: 30 sur 30), cela me rend très optimiste pour l’avenir.» Dans sa bijouterie du bazar de la capitale, Kaffaf Rasouli (en photo ci-dessous) ne craint pas de parler aux étrangers de passage. C’est un signe que quelque chose est en train de changer au pays des mollahs. Il y a peu de temps, les bazaris, ces riches commerçants dont fait partie notre bijoutier, soutenaient sans discuter la ligne dure du régime. Mais aujourd’hui, alors que les sanctions qui asphyxiaient l’Iran sont en passe d’être levées à la suite de l’accord sur le nucléaire, la donne a changé. «Même si on ne sent pas encore d’effets sur l’économie, on est sûr que ça va aller mieux, dit encore l’homme, qui importe 90% de ses diamants d’Anvers. Vous savez, l’Iran est un pays riche que les années de présidence Ahmadinejad (ndlr: 2005-2013) ont considérablement appauvri…»

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