Passer au contenu principal

YémenLes violences à Aden ont fait au moins 40 morts

Le Yémen est à nouveau en proie à des violences impliquant des combattants séparatistes qui se sont emparé du palais présidentiel. Il y a au moins 40 morts et 260 blessés.

Les violences impliquant combattants séparatistes et soldats gouvernementaux yéménites ont fait depuis jeudi quelque 40 morts et 260 blessés, dont de nombreux civils, dans la ville d'Aden (sud), a annoncé dimanche le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies. «Il est douloureux de constater que pendant l'Aïd al-Adha, les familles pleurent la mort de leurs proches au lieu de célébrer (cette fête) dans la paix et l'harmonie», a déclaré Lise Grande, coordinatrice humanitaire des Nations unies au Yémen, dans un communiqué.

Par ailleurs, la coalition menée par l'Arabie saoudite, qui soutient le président du Yémen, a recouru à la force dimanche pour contraindre des combattants séparatistes à se retirer de positions du gouvernement yéménite. Celles-ci avaient été prises la veille dans la grande ville portuaire d'Aden (sud).

Palais présidentiel attaqué

Les séparatistes luttant pour une indépendance du sud du Yémen se sont emparés samedi du palais présidentiel à Aden, vide puisque le chef de l'Etat Abd Rabbo Mansour Hadi vit à Ryad. Le gouvernement du Yémen dénonce un «coup d'Etat».

Déjà ravagé par plus de cinq ans d'une guerre opposant les rebelles Houthis à des forces loyales au président Hadi, le Yémen s'est enfoncé davantage dans le chaos depuis que des affrontements meurtriers ont éclaté mercredi entre différentes unités du camp progouvernemental à Aden. Les séparatistes du Sud et le gouvernement luttaient ensemble contre les Houthis.

Aden est la capitale provisoire du pays depuis que les rebelles Houthis, issus eux du nord du pays, contrôlent la capitale historique Sanaa. La coalition militaire dirigée par Ryad a annoncé dimanche avoir frappé une position posant «une menace directe à un important site du gouvernement légitime» du Yémen.

Ultimatum

Elle a appelé le Conseil de transition du sud (STC), qui représente les séparatistes réclamant l'indépendance pour le sud du Yémen, à «se retirer immédiatement et complètement des positions prises par la force» sous peine de nouvelles frappes. Selon des habitants, la situation était calme dimanche matin à Aden après des frappes contre les camps de Bader et Jabel Hadid tenus par les séparatistes.

Le Yémen du Sud était un Etat indépendant jusqu'en 1990. Dans le sud, existe toujours un fort ressentiment contre les Yéménites originaires du Nord, accusés d'avoir imposé par la force l'unification du pays.

Depuis mercredi, des affrontements opposaient à Aden des combattants séparatistes aux soldats du gouvernement. Ceux-ci sont survenus alors que tous sont théoriquement alliés depuis 2015 au sein d'une coalition, menée par le pouvoir saoudien à Ryad et le gouvernement émirati d'Abou Dhabi, pour lutter contre les Houthis, soutenus par l'Iran.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.