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Espagne-Royaume UniUn navire de guerre britannique arrive à Gibraltar

Une frégate de la Royal Navy, qui doit participer à des manoeuvres militaires en Méditerranée, est arrivée lundi à Gibraltar. Elle intervient dans un contexte de tensions entre Madrid et Londres.

Le «Rocher» de la discorde. Cédé en 1713 à la Grande-Bretagne aux termes du traité d'Utrecht, Gibraltar, un territoire de 7 km2 peuplé de 30'000 habitants situé dans le sud de la péninsule ibérique, est au centre de tensions récurrentes entre Londres et Madrid, qui en revendique la souveraineté.
Le «Rocher» de la discorde. Cédé en 1713 à la Grande-Bretagne aux termes du traité d'Utrecht, Gibraltar, un territoire de 7 km2 peuplé de 30'000 habitants situé dans le sud de la péninsule ibérique, est au centre de tensions récurrentes entre Londres et Madrid, qui en revendique la souveraineté.
Reuters
L'Espagne affirme n'avoir cédé à perpétuité à Londres que la ville et le château de Gibraltar, ainsi que le port et les fortifications, mais pas ses eaux, ce qui entraîne régulièrement des différends liés aux droits de pêche.
L'Espagne affirme n'avoir cédé à perpétuité à Londres que la ville et le château de Gibraltar, ainsi que le port et les fortifications, mais pas ses eaux, ce qui entraîne régulièrement des différends liés aux droits de pêche.
Reuters
Gibraltar nargue sa voisine andalouse, région où le chômage dépasse les 35%.
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Reuters
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Un navire de la Royal Navy est arrivé lundi matin au port du territoire britannique de Gibraltar pour une escale dans le cadre d’exercices militaires prévus de longue date. Mais ces manoeuvres coïncident avec de vives tensions entre Londres et Madrid.

La frégate, partie le 13 août d’Angleterre, doit participer - avec neuf autres vaisseaux britanniques dont quatre bâtiments de guerre - à des manoeuvres militaires en Méditerranée et dans le Golfe.

Dimanche, un porte-hélicoptères britannique, qui participe aux mêmes manoeuvres, s’est arrêté pour une escale technique dans une base militaire dans le sud de l’Espagne, avec l’accord des autorités du pays.

L’arrivée des navires de guerre à Gibraltar et dans le sud de l’Espagne est elle intervenue dans un contexte de tensions entre l’Espagne et la Grande-Bretagne, réveillées par la décision prise par l’enclave fin juillet de couler 70 blocs de béton pour construire un récif.

Manifestation récemment

Sous forte présence policière, des dizaines de bateaux de pêcheurs espagnols se sont eux rassemblés dimanche face à Gibraltar pour protester contre le récif artificiel, qui, accusent-ils, les prive de l’un de leurs meilleurs viviers dans une région durement frappée par la crise.

Plus d’une dizaine de navires de la police de Gibraltar et des autorités britanniques au total les ont empêchés de se concentrer aux abords immédiats du récif pour une manifestation qui a toutefois eu lieu sans incident, à l’exception d’échanges d’insultes.

Gibraltar, qui n’a pas de flotte de pêche commerciale, affirme que les blocs permettront aux bancs de poissons de se régénérer et refuse catégoriquement de les retirer, comme le lui réclament les pêcheurs.

Gibraltar accuse Madrid d’avoir multiplié les contrôles à la frontière en représailles à la construction du récif, ce qui provoque régulièrement de longues files d’attente.

Demande récente par Cameron

Le gouvernement espagnol affirme que les contrôles sont obligatoires puisque Gibraltar, comme le Royaume-Uni, n’est pas membre de l’espace Schengen et nécessaires pour lutter contre la contrebande, notamment de tabac.

Jugeant au contraire que ces contrôles sont «politiquement motivés», le Premier ministre britannique David Cameron a demandé vendredi à la Commission européenne qu’elle envoie «d’urgence» une équipe d’observateurs à la frontière.

Lundi, la Commission a elle rappelé que l’établissement d’une taxe à la frontière entre l’Espagne et Gibraltar serait «illégale» au regard du droit européen.

Cédé en 1713 à la Grande-Bretagne, Gibraltar, un territoire de sept kilomètres carrés peuplé de 30 000 habitants dans le sud de la péninsule ibérique, est au centre de tensions récurrentes entre Londres et Madrid, qui en revendique la souveraineté.

ats/afp

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