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Nouveau rebondissement dans le dossier Lula

L'examen d'une demande de libération de l'ancien président a été reporté sine die par la Cour suprême brésilienne.

Lula a été condamné en appel à 17 ans de prison contre près de 13 ans en première instance dans une affaire de corruption. (Mercredi 27 novembre 2019)
Lula a été condamné en appel à 17 ans de prison contre près de 13 ans en première instance dans une affaire de corruption. (Mercredi 27 novembre 2019)
AFP
«Le combat n'est pas terminé», a scandé dimanche soir l'ex-président Lula, haranguant une foule galvanisée de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Recife (nord-est). (17 novembre 2019)
«Le combat n'est pas terminé», a scandé dimanche soir l'ex-président Lula, haranguant une foule galvanisée de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Recife (nord-est). (17 novembre 2019)
AFP
Lula va faire face pour la première fois mercredi au juge anticorruption Sergio Moro. Mais il peut compter sur le soutien du Parti des Travailleurs. (Vendredi 5 mai 2017)
Lula va faire face pour la première fois mercredi au juge anticorruption Sergio Moro. Mais il peut compter sur le soutien du Parti des Travailleurs. (Vendredi 5 mai 2017)
AFP
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La Cour suprême brésilienne a reporté sine die l'audience prévue mardi pour l'examen d'une demande de remise en liberté de l'ex-président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, emprisonné pour corruption.

La juge Carmen Lucia, présidente de la deuxième cour du Tribunal suprême fédéral (STF), a retiré le recours de l'ordre du jour. Il ne devrait pas être réexaminé avant le mois d'août. L'audience était particulièrement attendue par les partisans de Lula après les révélations sur de possibles contacts entre le juge anti-corruption Sergio Moro, désormais ministre de la Justice, et les représentants du parquet lors de l'enquête «Lavage express» qui a conduit l'ex-chef d'Etat en prison.

En 2017, Lula (2003-2010) a été condamné par le juge Moro à 9 ans et demi de prison pour corruption passive et blanchiment d'argent, une peine réduite par la suite à 8 ans et dix mois. Incarcéré depuis avril 2018, l'ex-chef de l'Etat de 73 ans clame son innocence et dénonce une conspiration destinée à l'empêcher de se représenter à l'élection présidentielle qui a vu la victoire du candidat d'extrême droite, Jair Bolsonaro, face à son dauphin, Fernando Haddad.

Condamnation «injuste et illégale»

Le recours, qui remet en cause l'impartialité de Sergio Moro en raison de sa présence ultérieure au gouvernement, avait été déposé bien avant les révélations du site d'investigation «The Intercept Brasil» qui a publié une série d'échanges entre le juge et les procureurs.

Dans une tribune publiée lundi dans le quotidien français «Le Monde», une dizaine de magistrats et avocats internationaux, dont l'Espagnol Baltasar Garzon, ont appelé les autorités brésiliennes à annuler cette condamnation «injuste et illégale».

«Non seulement Sergio Moro a conduit les procédures en toute partialité, mais c'est en réalité lui qui a dirigé l'accusation, au mépris des règles les plus fondamentales de la procédure au Brésil», écrivent les signataires.

Interrogé le 19 juin par la Commission de la Constitution et de la Justice du Sénat, l'ex-juge anti-corruption a qualifié de «sensationnalistes» et animés d«'un esprit de revanche» les auteurs de ces révélations. Il a également rejeté «toute espèce de dérapage éthique».

(AFP)

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