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PakistanNouvelle atteinte à la défense des droits humains

Jalila Haider, femme très engagée pour les droits de l'homme, devait quitter le Pakistan pour la Grande-Bretagne afin d'assister à une conférence. Elle a été bloquée à l'aéroport.

Photo d'archive de l'aéroport de Lahore, au Pakistan.
Photo d'archive de l'aéroport de Lahore, au Pakistan.
AFP

Une défenseure des droits de l'homme pakistanaise reconnue a indiqué lundi avoir été détenue plusieurs heures et empêchée de quitter son pays au nom de présumées «activités anti-Etat». Cet épisode est un nouvel indice de la réduction de la liberté d'expression au Pakistan.

Jalila Haider, désignée l'an passé par la BBC comme une des 100 femmes les plus influentes au monde, a raconté avoir été détenue «plus de six heures» par les services de l'immigration de l'aéroport de Lahore (Est).

Elle n'a pu s'envoler pour la Grande-Bretagne, où elle devait participer à une conférence, car son nom figurait selon elle sur une liste de personnes interdites de sortie du territoire pakistanais (ECL).

«Un des responsables de l'immigration m'a dit que mon nom était inscrit sur l'ECL car je suis impliquée dans des activités anti-Etat. Je n'ai aucune idée de quelles activités anti-étatiques il parlait», a déclaré Jalila Haider, 32 ans, à l'AFP.

«Je m'occupe des questions liées aux femmes, aux minorités, aux disparitions forcées et aux problèmes auxquels le Baloutchistan est confronté aujourd'hui», a-t-elle poursuivi, ajoutant que son passeport et sa carte d'identité nationale avaient été confisqués.

Multiples disparitions forcées

Le Pakistan a connu de multiples disparitions forcées ces dix dernières années, principalement dans les zones de conflit près de la frontière afghane et dans la province du Baloutchistan (sud-ouest), où sévissent des séparatistes armés et des groupes djihadistes, et où Haider vit et travaille.

L'armée nie régulièrement être impliquée dans ces enlèvements, qui lui sont souvent attribués. Les mentionner relève d'une «ligne rouge» dans le pays qu'il est déconseillé de franchir. Le ministère de l'Intérieur pakistanais n'a pas répondu aux demandes de commentaires de l'AFP.

ats

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