Nouvelle journée de mobilisation lycéenne

FranceDes dizaines de lycées étaient bloqués vendredi en raison du mouvement de contestation des jeunes, né il y a deux semaines dans le sillage de celui des «gilets jaunes».

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Les blocages de lycées ont touché vendredi après-midi une soixantaine d'établissements en France, selon le ministère de l'Education, dans le cadre du mouvement de contestation de lycéens qui ont rejoint en fin de semaine les manifestations de la CGT et de syndicats d'enseignants.

Dans l'après-midi, la rue de Grenelle a comptabilisé une soixantaine d'établissements perturbés, dont douze entièrement bloqués. En matinée, une centaine de lycées l'étaient bloqués, dont une trentaine entièrement.

Les régions les plus touchées ont été les académies de Versailles, Créteil, Montpellier, Marseille. L'ampleur de la mobilisation est semblable à celle de la veille, selon le ministère. Au plus fort du mouvement, la semaine dernière, on comptait jusqu'à 450 établissements perturbés (sur 4000 lycées en France, dont 2600 publics).

Quelques feux de poubelles

Des lycéens participent à des manifestations organisées à l'appel de la CGT, Solidaires et la fédération FSU, notamment au Puy-en-Velay et à Grenoble, ont indiqué les préfectures locales. Au Puy, la manifestation d'un demi-millier de participants comptait quelque 150 lycéens, selon la préfecture. Lyon a vu quelques rassemblements devant des établissements et de brefs incidents, ainsi qu'à Valence, mais sans commune mesure avec la semaine dernière, selon la police. En Seine-Saint-Denis, le rectorat a signalé 21 lycées perturbés, soit trois fois moins qu'en début de semaine. Il y a eu quelques feux de poubelles mais pas de voiture brûlée ou renversée, selon la police.

Solidaires et la FSU, premier syndicat dans l'Education nationale, se sont joints au mouvement de vendredi lancé par la CGT visant à réclamer des hausses de salaires, ainsi que les étudiants de l'Unef et les lycéens de l'UNL. Les manifestations à Paris et en régions ont pour mot d'ordre: «Tous mobilisés pour le libre accès à l'éducation, l'emploi, les salaires, les services publics, la retraite par répartition».

Le mouvement lycéen, né il y a deux semaines dans le sillage de la colère protéiforme des «gilets jaunes», proteste notamment contre la réforme du bac, qui introduit une part de contrôle continu dans les notes de l'examen, contre la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup et le service national universel (SNU). (afp/nxp)

Créé: 14.12.2018, 14h26

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