Passer au contenu principal

Kerry et Zarif tentent de débloquer les négociations

Les 2 diplomates américain et iranien s'entretiennent tous les deux actuellement. Les négociations, censées se terminer cette nuit, ont finalement repris ce matin et elles patinent.

L'Iran a commencé le travail de démantèlement de ses centrifugeuses nucléaires. A l'image: le site de Natanz. (Lundi 2 novembre 2015)
L'Iran a commencé le travail de démantèlement de ses centrifugeuses nucléaires. A l'image: le site de Natanz. (Lundi 2 novembre 2015)
Keystone
Le parlement iranien approuve l'accord sur le nucléaire trouvé avec les grandes puissances occidentales (mardi 13 octobre 2015).
Le parlement iranien approuve l'accord sur le nucléaire trouvé avec les grandes puissances occidentales (mardi 13 octobre 2015).
AFP
U.S. Secretary of State John Kerry, 2nd left, rides a bike after a bilateral meeting with Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif (not pictured) for a new round of Nuclear Iran Talks, in Lausanne, Switzerland, Monday, March 16, 2015. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
U.S. Secretary of State John Kerry, 2nd left, rides a bike after a bilateral meeting with Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif (not pictured) for a new round of Nuclear Iran Talks, in Lausanne, Switzerland, Monday, March 16, 2015. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Keystone
1 / 82

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ont commencé ce mercredi une rencontre bilatérale pour tenter de débloquer les négociations nucléaires iraniennes, a annoncé un responsable américain. Les deux hommes, engagés personnellement dans ces négociations, sont à Lausanne depuis sept jours pour d'intenses négociations pour trouver un compromis historique sur le dossier nucléaire iranien alors que des «questions importantes» continuent d'empêcher d'arriver à un accord.

«Les experts techniques ont travaillé toute la nuit. Maintenant les ministres font l'inventaire». C'est ce qu'a déclaré un diplomate allemand ce mercredi en milieu de matinée. Les discussions sur le nucléaire iranien ont repris pour le 7e jour, alors même qu'elles devaient aboutir cette nuit à minuit et qu'elles ont finalement été suspendues dans la nuit de mardi à mercredi dans la confusion. Plusieurs sources insistent: les points-clés restent à régler.

Lentes avancées

Le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond vient ainsi d'affirmer ce mercredi en milieu de matinée que si le «cadre général» d'un compromis dans les négociations nucléaires iraniennes «existe», «il reste encore beaucoup de travail». «Je pense que nous avons le cadre général d'un compromis mais il reste des questions clés sur lesquelles nous devons encore travailler», a-t-il encore déclaré. «Des progrès significatifs ont été accomplis ces derniers jours, mais cela avance encore lentement».

Idem du côté allemand. Les négociations sur le nucléaire iranien coincent «sur plusieurs questions importantes», a confirmé ce mercredi un diplomate allemand avant de poursuivre: «La nuit dernière, les discussions ont coincé sur plusieurs questions importantes. Les experts techniques ont travaillé toute la nuit. », a déclaré ce diplomate qui a ajouté que les progrès sont «notables (...) rien n'est décidé mais avec de la bonne volonté, un accord» est possible.

Quelques solutions définies

Les chefs de la diplomatie du P5 1 (USA, Chine, France, Russie, Grande-Bretagne et Allemagne) et de l'Iran se sont séparés peu après 1 heure mercredi, soit après l'expiration du délai du 31 mars fixé pour obtenir un accord préliminaire sur le nucléaire iranien. Les discussions doivent reprendre mercredi matin tôt, mais la confusion régnait sur l'état de l'avancée des négociations.

«De bons progrès ont été accomplis dans les discussions. Nous avons décidé de recommencer vers 6 heures ou 7 heures et nous espérons conclure mercredi. Ensuite, on commencera la rédaction» de l'accord final qui doit voir le jour d'ici fin juin, a déclaré l'Iranien Mohammad Javad Zarif. «Pour la plupart des questions, les solutions ont été définies», a-t-il affirmé.

Propos démentis

Encore plus optimiste, le Russe Sergueï Lavrov assurait à la presse russe: «on peut dire avec une relative certitude que nous sommes parvenus à un accord de principe sur tous les aspects clés d'un règlement de ce dossier, qui commencera à être couché sur le papier dans les prochaines heures».

Sergueï Lavrov a ajouté que l'annonce de «l'accord de principe sera faite par M. Zarif et Mme Mogherini», la chef de la diplomatie de l'Union européenne.

Un optimisme démenti par un diplomate américain qui a assuré que «toutes les questions n'ont pas été réglées», tandis qu'une autre source occidentale estimait qu'un accord de principe n'avait «pas encore» été conclu.

Quant au chef de la diplomatie française Laurent Fabius, il est rentré à Paris «pour participer au conseil des ministres et reviendra dès que ce sera utile», a fait savoir son cabinet, sans plus de détail.

Réunion à Washington

De son côté, Barack Obama s'est réuni avec son équipe de sécurité nationale mardi soir à Washington. «Le président a été mis au courant de l'avancée des négociations par les secrétaires (d'Etat John) Kerry et (de l'Energie Ernie) Moniz, ainsi que par d'autres membres de l'équipe de négociations de Lausanne», a indiqué la porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Bernadette Meehan.

La date butoir fixée pour aboutir à un compromis dans les négociations sur le nucléaire iranien a expiré mardi à minuit. Toutefois, plusieurs délégations, notamment américaine, avaient affirmé mardi soir avoir fait suffisamment de progrès pour continuer les discussions mercredi et tenter de régler les derniers problèmes.

Les négociateurs s'étaient fixé la date du 31 mars pour parvenir à un compromis historique sur ce dossier du nucléaire iranien qui plombe les relations internationales depuis 12 ans. Ce compromis, dont on ignore la forme qu'il pourrait prendre, constitue une étape fondamentale sur la route d'un accord final, avec tous les détails et annexes techniques, dont l'échéance a été fixée au 30 juin

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.