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Nucléaire: il refuserait un ordre illégal de Trump

Le chef stratégique de l'armée, en charge du nucléaire, a assuré qu'il refuserait d'exécuter un ordre présidentiel s'il s'avérait illégal.

Image d'archive - le général John Hyten s'exprimait lors d'une conférence sur la sécurité à Halifax, au Canada, samedi 18 novembre.
Image d'archive - le général John Hyten s'exprimait lors d'une conférence sur la sécurité à Halifax, au Canada, samedi 18 novembre.
Keystone

Le responsable du commandement stratégique de l'armée américaine a affirmé samedi qu'il n'obéirait pas à un ordre «illégal» de frappe nucléaire donné par Donald Trump. Des sénateurs se sont interrogés sur l'autorité du président, sur fond de tensions avec Pyongyang.

«Je suis chargé de conseiller le président et il me dit quoi faire,» a expliqué le général John Hyten. «Et si c'est illégal, je lui dirais: 'M. le président, c'est illégal'. Et il me répondrait: 'Qu'est-ce qui serait légal?' On parlerait alors des options, en fonction de nos capacités de réponse à la situation donnée», a-t-il affirmé lors d'une conférence sur la sécurité à Halifax, au Canada.

Le général Hyten a ajouté que passer en revue les scénarios sur la manière de réagir dans le cas d'un ordre illégal était une pratique courante. «Si vous exécutez un ordre illégal, vous irez en prison. Vous pourriez aller en prison pour le restant de votre vie», a-t-il ajouté.

«Détruire totalement» la Corée du Nord

Il était interrogé sur les déclarations de son prédécesseur, le général à la retraite Robert Kehler, selon qui, l'armée était «obligée de refuser de suivre un ordre illégal». M. Kehler s'exprimait lors d'un débat organisé mardi au congrès des Etats-Unis sur les limites du pouvoir du président des Etats-Unis à lancer une attaque nucléaire.

Certains sénateurs souhaitent une loi pour modifier l'autorité du président des Etats-Unis en matière nucléaire. Mardi, une commission du Sénat a tenu une audition sur l'autorité du président en matière de lancement de frappes nucléaires, la première audition du congrès en la matière depuis plus de quarante ans.

Le président américain a suscité l'inquiétude d'une partie de la communauté internationale après des déclarations enflammées contre Pyongyang, qui a effectué son 6e essai nucléaire début septembre. Il a notamment menacé à la tribune de l'ONU de «détruire totalement» la Corée du Nord en cas d'attaque lancée contre les Etats-Unis ou ses alliés.

Auparavant, il avait promis à Pyongyang «le feu et la fureur» après deux essais réussis d'un missile balistique intercontinental (ICBM), censé mettre le territoire américain à portée de frappes nord-coréennes.

(ats)

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