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ParisLe mouvement «Nuit debout» va se poursuivre

Le mouvement «Nuit debout» reprendra lundi soir à Paris, une nouvelle déclaration de manifestation ayant été déposée.

Des manifestants marseillais se sont retrouvés sur le cours Julien. (Image - samedi 9 avril 2016)
Des manifestants marseillais se sont retrouvés sur le cours Julien. (Image - samedi 9 avril 2016)
AFP
Le mouvement 'Nuit debout' essaime dans toute la France et a eu lieu dans une soixantaine de villes, ces derniers jours. Ici, un rassemblement sur le Cours Julien, à Marseille. (Image - samedi 9 avril 2016)
Le mouvement 'Nuit debout' essaime dans toute la France et a eu lieu dans une soixantaine de villes, ces derniers jours. Ici, un rassemblement sur le Cours Julien, à Marseille. (Image - samedi 9 avril 2016)
AFP
Le collectif «Convergences des luttes» à l'origine de cette initiative, avait appelé sur internet à poursuivre dans la nuit de jeudi à vendredi les manifestations contre la loi travail avec un sit-in pacifique appelé «Nuit debout».
Le collectif «Convergences des luttes» à l'origine de cette initiative, avait appelé sur internet à poursuivre dans la nuit de jeudi à vendredi les manifestations contre la loi travail avec un sit-in pacifique appelé «Nuit debout».
AFP
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Le mouvement «Nuit debout» va se poursuivre à Paris. Évacués dans le calme lundi matin place de la République par les forces de l'ordre, les manifestants devaient réinvestir les lieux lundi soir, comme dans de nombreuses autres villes de France.

Une nouvelle déclaration d'occupation a été déposée par le collectif pour deux nuits, lundi et mardi soir, alors que l'autorisation d'occuper la place parisienne courait jusqu'au 11 avril.

Contactée par Reuters, la préfecture de police de Paris a rappelé que, dans la loi française, «le principe de la liberté de manifester prévaut, il y a donc de fortes chances que l'occupation ait lieu», en l'absence d'interdiction.

Se réapproprier l'espace public

L'évacuation des manifestants de «Nuit debout» de la place par les forces de l'ordre, qui ont fait déblayer toutes les tentes et abris de fortune, «ne change rien» a déclaré Jean, un membre du collectif qui souhaite rester anonyme.

«Notre action est une réappropriation de l'espace public. Chaque jour, il y a des évacuations et on revient de plus en plus nombreux», a-t-il expliqué.

«Nuit debout», né au soir du 31 mars, s'est cristallisé autour de la réforme du Code du travail mais va au-delà. «On n'a aucune revendication. On rassemble plusieurs crispations de notre société, que ce soit sur le plan écologique, de la justice sociale ou sur le contrôle au faciès. On est en train de libérer la parole des citoyens de la torpeur», rajoute Jean.

Éviter les débordements

Des voix commençaient à se faire entendre à droite comme à gauche pour demander l'interdiction de l'occupation de la place de la République après les débordements de la nuit de samedi à dimanche, qui ont notamment visé le domicile du Premier ministre Manuel Valls.

«Il faut le tolérer mais il faut l'encadrer», a déclaré le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, sur France Info. «Il y des 'CRS debout' qui seront là pour faire en sorte que les violences ne viennent pas perturber ceux qui veulent discuter.»

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, qui a reçu lundi avec le Premier ministre Manuel Valls les organisations de jeunesse pour désamorcer l'opposition des jeunes à la réforme du Code du Travail, a dit être attentive au mouvement.

«Cette mobilisation dépasse largement le cadre de la loi, c'est un contexte, il y a cette nouvelle approche démocratique, il faut y être attentif», a-t-elle dit sur Europe 1. «La liberté de manifester c'est pas la liberté de casser ou d'agresser et il faut bien distinguer.»

ats

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