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Tuerie d'OrlandoObama évoque la douleur indescriptible des familles

Le président a rendu hommage jeudi aux victimes de la fusillade qui a fait 49 morts, le week-end dernier.

L'épouse d'Omar Mateen, l'auteur de la tuerie d'Orlando qui a fait 49 morts, a été déclarée non coupable vendredi d'avoir aidé son mari à perpétrer le pire attentat commis aux Etats-Unis depuis le 11-Septembre. (Vendredi 30 mars 2018)
L'épouse d'Omar Mateen, l'auteur de la tuerie d'Orlando qui a fait 49 morts, a été déclarée non coupable vendredi d'avoir aidé son mari à perpétrer le pire attentat commis aux Etats-Unis depuis le 11-Septembre. (Vendredi 30 mars 2018)
AFP
Des visiteurs rendent hommage aux victimes de la boîte de nuit du «Pulse», à Orlando, un an après la tuerie (Lundi 12 juin 2017).
Des visiteurs rendent hommage aux victimes de la boîte de nuit du «Pulse», à Orlando, un an après la tuerie (Lundi 12 juin 2017).
AFP
Le tueur de la jeune chanteuse s'est ensuite donné la mort. (Vendredi 10 juin 2016)
Le tueur de la jeune chanteuse s'est ensuite donné la mort. (Vendredi 10 juin 2016)
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Le président des Etats-Unis Barack Obama a rendu hommage jeudi à Orlando aux 49 «innocents» morts il y a quatre jours dans une fusillade meurtrière dans une boîte de nuit, évoquant la douleur «indescriptible» des familles.

«Ces familles font partie de la famille américaine», a lancé Barack Obama. «Nos coeurs aussi sont brisés», a-t-il ajouté. Il a également martelé que le débat sur les armes à feu aux Etats-Unis devait «changer». Peu après avoir rencontré les familles des victimes, le président a appelé les élus du Congrès à se montrer «à la hauteur» et à voter en faveur de textes encadrant plus strictement les ventes d'armes à travers le pays.

Déplacement empreint d'émotion

Barack Obama est arrivé jeudi à Orlando, pour se rendre auprès des survivants du massacre du Pulse. Il a ainsi ré-endossé le costume de «consolateur en chef» d'une nation plongée dans le traumatisme.

Une nouvelle fois, le président démocrate va aller au devant de victimes d'une tuerie de masse, cette fois la plus meurtrière du genre dans l'histoire du pays. Affirmant agir au nom de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI), Omar Mateen a tué 49 personnes et en a blessé 53 autres dans cette boîte de nuit de la communauté homosexuelle d'Orlando avant d'être abattu dimanche à l'aube par les unités d'élite des forces de police.

Vingt-trois blessés sont toujours hospitalisés, dont six dans un état critique, a précisé l'Orlando Regional Medical Center.

«Ce sera je pense un déplacement empreint d'émotion», a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest. «Le président sait qu'il est un symbole du pays tout entier. Mais il lui serait impossible de ne pas être personnellement affecté par ce genre de rencontre», a-t-il poursuivi.

Réforme de la législation

D'après les données compilées par le site Mother Jones, pas moins de 29 tueries de masse, faisant quatre morts ou plus, se sont produites aux Etats-Unis depuis l'arrivée d'Obama à la Maison Blanche, en janvier 2009. Au total, elles ont coûté la vie à 281 personnes et fait près de 250 blessés.

Obama a confié à plusieurs reprises que le massacre commis le 14 décembre 2012 dans une école élémentaire de Newtown, dans le Connecticut, avait été le jour le plus sombre de sa présidence. Ce jour-là, 20 enfants et six adultes étaient tombés sous les balles d'un jeune homme de 20 ans, Adam Lanza, qui avait mis fin à ses jours.

Après cette tuerie, le président démocrate avait tenté de réformer la législation fédérale, avec davantage de vérification des antécédents des acheteurs d'armes et une interdiction accrue de certains types d'armes de guerre. Mais le texte avait été repoussé par le Sénat et Obama avait dénoncé le rôle exercé par la National Rifle Association (NRA), le lobby des armes à feu.

Enfin une législation renforcée sur les armes?

Le massacre d'Orlando a toutefois obligé une nouvelle fois le Congrès à se saisir de la question. A l'issue de débats-marathons mercredi, qui se sont prolongés dans la nuit de jeudi, un sénateur démocrate a annoncé que les républicains avaient accepté le principe d'un vote sur des mesures renforçant les contrôles d'antécédents et empêchant la vente d'armes à feu aux personnes figurant sur une liste pour terrorisme.

Aucun accord formel entre les deux partis n'a toutefois été annoncé et on ignore quand ces votes auront lieu, ni sur quel texte. Il pourrait s'agir d'amendements sur les lois de financement des départements de la Justice et du Commerce.

Les républicains, qui ont une majorité de 54 sièges sur 100 au Sénat, bloquent depuis des années toute initiative démocrate sur le contrôle renforcé des armes à feu en invoquant le droit de posséder une arme que garantit la Constitution américaine.

Le sujet revient régulièrement dans le débat politique, et Obama s'est souvent rendu auprès de familles endeuillées. En décembre dernier, il a rencontré les proches des victimes de la tuerie de San Bernardino, en Californie, où un couple ayant lui aussi fait allégeance à l'Etat islamique a tué 14 personnes.

Au centre de la campagne pour la présidentielle

La tuerie d'Orlando, en pleine campagne électorale, a inévitablement relancé le débat sur les armes à feu.

L'enquête a révélé qu'Omar Mateen, alors même qu'il avait été l'objet d'enquêtes du FBI pour des liens potentiels avec des groupes islamistes armés, avait pu se procurer un fusil d'assaut.

Le massacre, a déclaré Obama, rappelle une fois de plus «combien il est facile pour quelqu'un de mettre la main sur une arme qui lui permet de tuer des gens dans une école ou dans un lieu de prière ou dans un cinéma ou dans un night-club».

«Nous devons décider si c'est ce genre de pays que nous voulons être», a-t-il ajouté.

AFP

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