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Etats-UnisObama monte au créneau en faveur de la démocratie

Visant les décrets signés par Trump, l'ancien président a dénoncé lundi toute discrimination fondée sur la croyance ou la religion.

Dix jours après avoir confié les rênes du pays à Donald Trump, l'ancien président américain Barack Obama est sorti de son silence, lundi par la voix d'un porte-parole, pour encourager les Américains à manifester en défense de la démocratie.

Sans jamais mentionner son successeur, au pouvoir depuis le 20 janvier, le porte-parole de Barack Obama, Kevin Lewis, a indiqué dans un communiqué que l'ancien président se félicitait «du niveau de mobilisation» dans le pays, alors que des manifestations contestent la politique du président républicain, notamment son décret fermant les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans pendant quelques mois.

«Le fait que des citoyens exercent leur droit constitutionnel d'assemblée, de mobilisation et de se faire entendre par leurs élus correspond exactement à ce que nous voulons voir lorsque les valeurs américaines sont en jeu», a déclaré le porte-parole.

Alors que des manifestations contestent la politique de Donald Trump, notamment son décret sur l'immigration, Kevin Lewis, a rejeté toute comparaison avec la politique étrangère du démocrate et a déclaré: «Le président (Obama) est en désaccord fondamental avec la notion de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion.»

En retrait, sauf si....

Barack Obama avait indiqué avant son départ qu'il se tiendrait en retrait du débat politique, sauf si certaines lignes rouges étaient franchies.

Ses critères, énoncés lors de son ultime conférence de presse le 18 janvier, incluaient notamment: «La discrimination systématique, les obstacles au droit de vote, les tentatives visant à faire taire les voix discordantes ou la presse ou encore l'idée d'expulser des enfants qui ont grandi ici et qui sont, à tous égards, des enfants américains.»

«Pas d'accord? Qu'ils s'en aillent»

Par ailleurs, plusieurs diplomates américains ont protesté officiellement contre le décret. Alors que le ministère des Affaires étrangères est en théorie passé sous le pavillon de l'administration Trump, un nombre indéterminé de ses cadres ont utilisé un «canal» officiel dit de «dissidence» pour contester l'ordonnance signée vendredi par le président Trump et qui a soulevé un tollé aux Etats-Unis et dans le monde, a confié le porte-parole de la diplomatie américaine Mark Toner.

Le diplomate américain a rappelé que cette voie de contestation au sein de son Ministère était «un vecteur officiel de longue date permettant aux employés du département d'Etat d'exprimer des opinions et des perspectives alternatives sur les questions de politique étrangère». Il n'a pas donné de détails sur le contenu de ce texte, ni le nombre de diplomates qui le soutiennent ou qui l'ont signé.

La Maison Blanche a aussitôt lancé un ultimatum aux diplomates américains qui ont protesté officiellement contre le décret. «Soit ils acceptent le programme, soit ils s'en vont», a déclaré Sean Spicer, porte-parole de l'exécutif américain.

Plainte d'un Etat

Les autorités de l'Etat de Washington, dans le nord-ouest du pays, ont de leur côté annoncé lundi qu'elles porteraient plainte devant la justice fédérale contre le décret anti-immigration.

Plusieurs procédures judiciaires ont été engagées depuis que le président des Etats-Unis a interdit aux ressortissants de sept pays musulmans d'Afrique et du Moyen-Orient l'accès au territoire américain. Mais l'exécutif de Seattle sera le premier Etat du pays à prendre une telle initiative.

AFP/ats

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