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Vladimir Poutine demande l'envoi de troupes en Ukraine

Le président russe a demandé samedi au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) d'approuver «le recours à l'armée russe en Ukraine» jusqu'à la normalisation de la situation.

Après avoir annoncé un cessez-le-feu «sous peu», Petro Porochenko a également promis mercredi l'amnistie «à ceux qui déposeront les armes et à ceux qui n'auront pas commis de crimes graves». (18 juin 2014)
Après avoir annoncé un cessez-le-feu «sous peu», Petro Porochenko a également promis mercredi l'amnistie «à ceux qui déposeront les armes et à ceux qui n'auront pas commis de crimes graves». (18 juin 2014)
AFP
Didier Burkhalter: «Nous avons besoin d'un cessez-le-feu pour les élections», a déclaré le président de l'OSCE à l'aéroport de Vienne, où se tenait une conférence des ministres des affaires étrangères du Conseil de l'Europe. (6 mai 2014)
Didier Burkhalter: «Nous avons besoin d'un cessez-le-feu pour les élections», a déclaré le président de l'OSCE à l'aéroport de Vienne, où se tenait une conférence des ministres des affaires étrangères du Conseil de l'Europe. (6 mai 2014)
Keystone
Ianoukovitch a annoncé dans une conférence de presse en Russie qu'il allait «poursuivre la lutte» (28 février 2014)
Ianoukovitch a annoncé dans une conférence de presse en Russie qu'il allait «poursuivre la lutte» (28 février 2014)
Capture d'écran BFM TV
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Le président russe Vladimir Poutine a demandé samedi au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) d'approuver «le recours à l'armée russe en Ukraine» jusqu'à la normalisation de la situation.

«En raison de la situation extraordinaire en Ukraine et de la menace pesant sur la vie des citoyens russes, de nos compatriotes, des forces armées russes déployées en Ukraine», M. Poutine a demandé au Conseil de la Fédération d'autoriser «le recours aux forces armées russes sur le territoire de l'Ukraine, jusqu'à la normalisation de la situation politique dans ce pays», selon un communiqué du service de presse du Kremlin.

Le Parlement russe pour l'envoi de troupes

A Moscou, la présidente du Sénat russe, Valentina Matvienko a prévenu un peu plus tôt que la Russie pourrait envoyer des soldats en Crimée pour garantir la sécurité de la flotte russe de la mer Noire et des citoyens russes dans cette péninsule du sud de l'Ukraine.

«Pour répondre à la demande du gouvernement de Crimée, il est même possible, en raison de la situation, d'envoyer un contingent limité (de troupes) pour garantir la sécurité de la flotte de la mer Noire et des citoyens russes qui vivent en Crimée», a déclaré Mme Matvienko, selon des images diffusées par la télévision russe.

«La décision revient évidemment au président de notre pays (Vladimir Poutine), qui est le chef des armées. Aujourd'hui, compte tenu de la situation, même une telle variante ne doit pas être exclue. Nous devons protéger nos citoyens», a ajouté Mme Matvienko à propos de ce territoire du sud de l'Ukraine où la majorité russophone s'oppose aux nouvelles autorités de Kiev.

La chambre basse du Parlement russe (Douma) a déjà demandé à Vladimir Poutine de «protéger par tous les moyens» la population de Crimée «contre l'arbitraire et la violence». «Les députés appellent le président à prendre des mesures pour stabiliser la situation et protéger par tous les moyens la population contre l'arbitraire et la violence en Crimée», a déclaré M. Sergueï Narychkine.

«Aujourd'hui, nous avons appris avec inquiétude qu'il y avait des tentatives de groupes armés de pénétrer dans différents lieux, en particulier des tentatives de prendre d'assaut le bâtiment du ministère régional de l'Intérieur de Crimée», a ajouté le président de la Douma. «Il est clair que cela vise à déstabiliser le travail des autorités locales ainsi que la situation politique en Crimée», a-t-il ajouté.

Inquiétudes à l'ouest

Cette escalade ne manque pas d'alarmer à l'Ouest. La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite inquiète des événements en Crimée, lors d'un discours prononcé samedi à Berlin à l'occasion d'une manifestation culturelle consacrée à l'Europe. «Ce que nous vivons actuellement en Crimée nous inquiète», a-t-elle déclaré.

«Naturellement, ces jours-ci, tout doit être fait pour préserver l'intégralité territoriale» de l'Ukraine, a-t-elle dit, ajoutant qu'elle «et beaucoup d'autres s'y efforcent lors de nombreux d'entretiens téléphoniques avec le président russe et les responsables ukrainiens».

A Paris, la France a exprimé la même exigence, par les voix de son chef du gouvernement et de son ministre des Affaires étrangères. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a affirmé que «l'intégralité territoriale de l'Ukraine doit être respectée», au moment où Kiev accuse la Russie de déployer des milliers d'hommes supplémentaires en Crimée.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, également présent lors de cet événement organisé à Berlin, a abondé dans son sens.«Les défis auxquels doit faire face la Crimée doivent être abordés dans le respect de l'unité et de la souveraineté ukrainienne», a-t-il dit. «J'espère que la communauté inernationale va appliquer ces principes (...) et garantir la paix régionale et internationale», a-t-il ajouté.

Emeutes à Kharkiv

A Kharkiv dans l'est de l'Ukraine, des dizaines de personnes ont été blessées en marge d'une manifestation pro-russe qui a dégénéré en prise d'assaut du bâtiment de l'administration régionale, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les violences, avec jets de pierres, de grenades assourdissantes et de tirs, ont éclaté en marge du rassemblement de quelque 20'000 pro-russes dans le centre de la ville dont certains brandissaient des drapeaux russes en scandant «Kharkiv, Russie». «Russie, aide-nous», «Ne touchez pas à Kharkiv», pouvait-on lire sur leurs affiches.

A la fin du rassemblement, quelque 300 manifestants ont lancé l'assaut contre le siège de l'administration régionale où se seraient barricadés des partisans des nouvelles autorités pro-européennes. Le journaliste de l'AFP a vu au moins une vingtaine de blessés ensanglantés.

De nombreuses ambulances circulaient dans le centre-ville. Les assaillants ont pris le contrôle du bâtiment et ont hissé un drapeau russe à côté du drapeau ukrainien.

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