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SantéObama veut éradiquer le cancer

Le président américain dit faire de la lutte contre le cancer une cause nationale qu'il qualifie de «nouvelle conquête de la Lune».

Le vice-président Joe Biden, dont le fils est décédé d'un cancer du cerveau l'an dernier, pilotera la mission. En reprenant les mots de son vice-président, Barack Obama a annoncé faire le la lutte contre le cancer une cause nationale aussi important qu'une "nouvelle conquête de la Lune" dans son discours sur l'état de l'union. (image 12 janvier 2016)
Le vice-président Joe Biden, dont le fils est décédé d'un cancer du cerveau l'an dernier, pilotera la mission. En reprenant les mots de son vice-président, Barack Obama a annoncé faire le la lutte contre le cancer une cause nationale aussi important qu'une "nouvelle conquête de la Lune" dans son discours sur l'état de l'union. (image 12 janvier 2016)
Reuters

Le président Barack Obama a lancé mardi l'offensive pour «éradiquer» le cancer aux Etats-Unis, une lutte contre cette maladie comparée à une «nouvelle conquête de la Lune» pour laquelle il a missionné son vice-président Joe Biden, dont le fils est mort d'un cancer au cerveau.

«Ce soir, j'annonce un nouvel effort national pour faire ce qu'il faut (contre le cancer) (...) Pour ceux qui nous sont chers et que nous avons perdus, pour les familles que nous pouvons encore sauver, faisons de l'Amérique le pays qui éradique le cancer une fois pour toutes», a déclaré Barack Obama dans son discours sur l'état de l'Union, le dernier de sa présidence.

L'an dernier, le vice-président Biden avait dit que l'«Amérique pourrait soigner le cancer comme elle a su conquérir la Lune», a affirmé Barack Obama à la tribune du Congrès, Joe Biden assis derrière lui, au côté du président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan.

Mission très «personnelle» pour Biden

«Je désigne Joe, chargé du pilotage de la mission», a lancé Barack Obama, sous les applaudissements.

A peine missionné, Joe Biden, vice-président pour les deux mandats d'Obama et fort de plus de 40 ans de carrière politique, a affirmé dans un communiqué que cette «nouvelle mission nationale» était très «personnelle».

("Fier de travailler pour le président. Prêt à relever le défi. Et oui, très excité ; c'est parti")

De fait, en mai dernier, son fils Beau Biden est mort d'un cancer du cerveau, à l'âge de 46 ans. Son père avait alors évoqué son deuil comme une raison le faisant hésiter à se présenter une troisième fois à la présidentielle de novembre 2016. Finalement, en octobre dernier, il avait renoncé.

Confiance

Le cancer, «c'est aussi personnel pour presque chaque Américain et pour des millions de gens dans le monde. Nous connaissons tous quelqu'un qui a eu un cancer ou qui se bat pour le vaincre. Ce sont nos familles, nos amis et nos collègues de travail», a écrit Joe Biden.

Il a rappelé que «le cancer était la première cause de décès dans le monde» et que «cela devrait continuer d'augmenter dans les prochaines décennies, à moins que nous ne fassions plus de progrès aujourd'hui».

«Je sais que nous le pouvons», a martelé le vice-président.

Davantage de ressources

Sans donner de chiffres, il a promis d'«augmenter les ressources, privées et publiques, pour combattre le cancer» et de «rassembler ceux qui luttent contre le cancer, pour travailler ensemble, partager des informations et mettre fin au cancer tel que nous le connaissons».

En décembre 2015, les statistiques fédérales américaines pour 2014 avaient montré que les principales causes de mortalité aux Etats-Unis étaient identiques à 2013: maladies cardiovasculaires, cancer, pathologies respiratoires, accidents et blessures involontaires, attaques cérébrales, maladie d'Alzheimer, diabète, grippe, pneumonie, maladies rénales et suicide.

Le taux de mortalité a néanmoins diminué pour cinq d'entre elles, en particulier pour les maladies cardiovasculaires (-1,6%) et le cancer (-1,2%), même s'ils restent en tête avec respectivement 610'000 et 589'000 morts en 2014.

La réduction de la mortalité par cancer depuis le début des années 1990 s'explique par les campagnes et réglementations anti-tabac ainsi qu'aux avancées dans les traitements et le dépistage précoces.

AFP

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