L'ONU cherche quatre milliards de dollars

YémenFace à la guerre au Yémen, l'ONU a besoin de 4 milliards de dollars en 2019. Par ailleurs un rapport onusien indique avoir trouvé de nouvelles armes présumées iraniennes.

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L'ONU a affirmé lundi être en quête de quatre milliards de dollars pour fournir en 2019 de l'aide humanitaire à quelque 20 millions de Yéménites, soit 70% de la population de ce pays dévasté par la guerre.

Chaque année, l'ONU a besoin d'un milliard de plus, a déploré devant des médias le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock. En 2017, c'était deux milliards, en 2018 c'était trois milliards, a-t-il précisé. A l'initiative de la Suède, de la Suisse et de l'ONU, une conférence de donateurs est programmée le 26 février à Genève, a ajouté le responsable de l'ONU.

«Nous n'avons pas de cessation des hostilités» sur le terrain, même si elles semblent avoir diminué, a aussi regretté Mark Lowcock qui s'est rendu récemment dans le pays, en espérant que les négociations de paix actuellement menées en Suède entre les belligérants sous l'égide de l'ONU aboutissent.

Le responsable a une nouvelle fois dénoncé les entraves à l'acheminement de l'aide humanitaire et relevé qu'au-delà de cette aide, le Yémen avait besoin d'une assistance pour redresser son économie en chute libre. Objet d'intenses discussions en Suède, «le port d'Hodeida est crucial» pour l'aide humanitaire, a insisté Mark Lowcock.

Toutes les tentatives pour mettre fin à la guerre qui dure depuis quatre ans ont jusqu'ici échoué, alors que la situation humanitaire au Yémen, la pire du monde selon l'ONU, se dégrade de jour en jour.

Des armes présumées iraniennes

De nouvelles armes, présumées être de fabrication iranienne, ont été trouvées au Yémen, indique un rapport semestriel du secrétaire général de l'ONU António Guterres discuté mercredi par le Conseil de sécurité. Parmi elles figurent un lanceur de missiles et un missile.

Le secrétariat de l'ONU a «examiné deux conteneurs-lanceurs pour missiles antichars guidés, que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite avait récupérés au Yémen. Il a constaté des caractéristiques propres à une fabrication iranienne et des marquages faisant état de dates de production en 2016 et 2017», indique le rapport.

«Il a également examiné un missile sol-air partiellement désassemblé, qui avait été saisi par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, et observé des particularités correspondant à celles d'un missile iranien», ajoute le document en précisant qu'une enquête se poursuit sur l'origine de ces armes. L'Iran a toujours démenti livrer des armes aux rebelles houthis yéménites qu'il soutient politiquement.

Le rapport d'António Guterres porte principalement sur les obligations de l'Iran liées à l'accord nucléaire conclu en 2015 avec six grandes puissances. Les Etats-Unis se sont retirés de cet accord en mai et viennent de réimposer des sanctions économiques à Téhéran. Le rapport conclut que l'Iran continue de s'acquitter de ses obligations liées à l'accord nucléaire.

L'ONU a déjà reconnu dans le passé que des missiles de fabrication iranienne avaient été lancés par les rebelles yéménites houthis vers l'Arabie saoudite sans pouvoir assurer avec certitude qu'ils ont été livrés par le gouvernement iranien en violation de résolutions de l'ONU. (afp/nxp)

Créé: 12.12.2018, 06h51

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